Eternels adolescents et adultes précoce ? L’exemple du Brésil

samedi 25 janvier 2014
par  webmestre1
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Depuis que j’ai été invité pour faire cette présentation pour AMI je trouve avec un problème qui normalement nous atteint quand nous allons écrire quelque chose : quel itinéraire suivre dans le travail. c’est un sentiment mélangé de vouloir parler tout lié au sujet proposé mais sans que nous déplaçons de celui-ci. Quand le sujet de l’Eternel adolescent et adulte précoce ? l’exemple du Brésil m’a été proposé j’ai bientôt commencé à penser, comme psychologue et psychanalyste d’origine brésilienne que je suis, à la problématique de l’adolescence au Brésil. J’ai pensé alors aux phénomènes possibles pendant l’adolescence qui peuvent m’amener à une possible compréhension des termes « adultes précoces » et « éternels adolescents ». CIAMPA (1984, page72) « l’impossibilité de séparation de l’étude de l’identité de l’individu de celui de la société devient un problème. Les possibilités des plusieurs configurations d’identité sont liées aux différentes configurations de l’ordre social. » Le caractère interculturel de l’association AMI et mon partage de l’opinion de qu’il nous est impossible de comprendre les gens sans que nous comprenions aussi leur réalité social d’origine ne permettent pas que je fasse seulement une exposition psychologique, mais aussi une présentation d’une réalité historique et culturelle que je mange conséquence produit une situation que certainement influence l’adolescence au Brésil, soit en accélérant ou en retardant ce moment. Je prétends alors suivre un parcours initial de contenu historique de la culture au Brésil pour alors partir vers un contenu psychologique/psychanalytique. J’ai comme objectif dans ce court exposé, essayer de montrer la cause et les problèmes sociaux des Brésiliens ainsi que les effets accélérateurs ou ralentisseurs que ceux-ci peuvent apporter au développement psychique adolescent au Brésil.

 Les problèmes sociaux brésiliens

Le titre de cette présentation et sa dualité montrent bien ce qui est la réalité brésilienne. Une réalité où il est impossible de trouver une totalité telle est la différence sociale présente dans le pays. Une différence sociale et économique présente dans les différentes régions du pays. Une telle différence qui fait le Brésil avoir deux sociétés distinctes dans un même pays. Mais quelles sont ces réalités ? Comment se sont elles constituées ?

Après les cycles exploratoires de la cane - à - sucre et de l’or et diamant entre le 16e et le début du 19e le Brésil a subis un événement qui a réellement changé toute sa réalité et a énormément collaboré pour l’augmentation des différences sociales : l’arrivée de la court portugaise à Rio de Janeiro en 1808. Une curiosité : ce moment les histoires de la France, du Portugal et du Brésil se rencontrent. Je dis ceci en vue du départ de la court portugaise pour le Brésil dû à menace imminente d’une invasion du Portugal par Napoléon Bonaparte. Avec beaucoup de peur de ce terrible envahisseur - qui à l’époque gagnait des batailles après batailles - fragilisé et démoralisé devant les autres monarchies européennes, le Roi João VI a pris la décision de transférer le siège de sa court à Rio de Janeiro. Ce déplacement a été réalisé avec l’aide de son ancien partenaire commercial : l’Angleterre. Le Roi a embarque vers le Brésil avec sa court composées par des milliers de personnes. La population portugaise a été absolument abandonnée par sa monarchie. Le Roi a aussi pris avec lui toute la richesse que le pays possédait en métaux précieux explorés au Brésil lui-même. Une grande quantité, mais pas suffisant pour soutenir tous les luxes d’une grande court dans un pays éloigné.

Le Brésil, que jusqu’à ce moment-ci n’était qu’une colonie destituée de structure, a dû alors se structurer et rassembler des fonds pour l’entretien de la court. Devant cette situation João VI passe alors à nommer des personnes réussies financièrement dans la colonie avec les plus divers titres de noblesse et d’avantages. En échange, ces nouveaux nobles devaient faire des donations pour l’entretien de la court. Il a commencé à exister alors au Brésil deux pays différents : celui où « les nobles » qui était la minorité de la population et qui pouvaient tout faire et celui constitué par la grande majorité d’appauvries, constituée principalement par des esclaves africains, qui seulement avaient le droit de servir leurs propriétaires.

La situation des esclaves était particulièrement compliquée. Ils avaient la possibilité de leur liberté acheter de leurs propriétaires, mais une fois la liberté acquise ils devaient se soumettre à des conditions aussi précaires de vies que celles d’avant de la liberté. Ils n’auraient même pas où vivre ni où travailler. Ils seraient jetés dans la rue sans avoir où aller et ils ne réussiraient même pas à trouver un emploi parce-que pour les employeurs, un bon esclave était celui qui fait des bons travaux sans produire des dépenses pour son propriétaire. Soit l’esclave suivait à l’éraflure ce qui il lui était demandé soit il serait sévèrement puni. Celle-ci a été une situation d’abandon comme celle qui ont trouvé les esclaves après l’abolition de l’esclavage dans le pays en 1888. En tant que esclaves, ces personnes ont eu leurs liens culturels coupés de telle manière qu’aucune manifestation faite par esclaves était permise. Musiques, danses, toute ère absolument interdite. Même la rencontre d’esclaves excepté de l’horaire de travaille était réprimé et puni. Rien ne pouvait être réalisé dans la colonie qui n’était pas au bénéfice de ses contrôleurs. Ceux qui n’avait pas un titre de noblesse n’avait aucun droit.

L’arrivée de la court portugaise au Brésil a été suivie d’une polarisation de la population entre une minorité dominante avec leurs titres de noblesse - et sa liberté de pouvoir tout faire - et une énorme majorité de pauvres qui n’appartenait pas à la noblesse. Cette tranche pauvre de la population était surtout formée par les esclaves et leurs descendent. Leurs droits : aucun. Ni même le droit à une culture. Une grosse tranche qui vivait et vit encore sous l’oppression et le stigma de rejection.

Conformément à FIGUEIREDO (in LEVISKY, 1998, page 57), du point de vue du colonisateur « le Brésil a joué un papier bien excentrique, avec une vision en ce qui concerne les bénéfices que la terre pourrait lui donner mais sauvages et délinquants en ce qui concerne le développement d’une culture propre et seule, en agissant comme des « psychopathes dépourvus de super-ego » .

C’était devant cette réalité qui le Brésil a dû construire son identité. FIGUEIREDO (in LEVISKY, 1998, page 58) dit qu’une forme de construction adoptée a été le mimétisme « où nous cherchons par le passé et dans le présent, la similitude, et si possible, l’égalité de facteurs avec les normes ’’ civilisées « . C’est comme si la population a besoin d’être plus réaliste que le Roi, plus civilisés que civilisés, plus modernes que les modernes, plus postmodernes que les postmodernes nous exemptions de la pecha bonnes ou de mauvais sauvages ».

 La culture et le développement psychique

Je vous ai jusqu’à ici présenté la réalité historique qui peut nous montrer comme se forme l’actuelle réalité sociale de la population brésilienne. Je crois qu’en tant que psychanalystes toutes les deux réalités doivent être pris en compte dans notre processus thérapeutique dû à leurs importances dans le processus de la constitution psychique de la personne.

Sur de type de structure sociale FREUD (1927, page 153) dit que « Lorsqu’une culture n’est pas parvenue à dépasser l’état où la satisfaction d’un certain nombre de participants présuppose l’oppression d’autres, de la majorité peut-être… il est compréhensible que ces opprimés développent une hostilité intense à la rencontre de la culture même qu’ils rendent possible par leur travail, mais aux biens de laquelle ils n’ont qu’une part trop minime. Quant à une intériorisation des interdits culturels, on ne doit pas s’y attendre chez les opprimés, bien au contraire, ces derniers ne sont pas prêts à reconnaître ses interdits, ils tendent par leurs efforts à détruire la culture elle-même et à supprimer éventuellement jusqu’à ses proposés. Il va sans dire qu’une culture qui hisse insatisfait un si grand nombre de participants et les pousse à la révolte n’a aucune chance de se maintenir durablement et ne le mérite pas non plus".

Mais, en quoi peut là réalité sociale et culturelle accélérer ou ralentir là constitution psychique de l’individu dans l’adolescence ?

Avant la formation du Moi [1] à partir d’une exigence primaire constituée par un désir dirigé vers l’Autre [2], la position maternelle a une fonction identificatrice pour le bébé. À partir de ce moment, par l’Identification Primaire [3] le bébé s’identifie avec la mère. Cette identification se présente par des réactions aux réponses de la mère, et fait que l’enfant s’aliène dans un premiers moment à l’imaginaire [4] et au désir de la mère qui à leur tour sont régis par inscription culturelle de la mère. Dès maintenant c’est possible de percevoir la présence et l’importance du contexte social dans le développement psychique.

L’enfant suit alors dans direction de l’Identification spéculaire, où il se constitue premièrement comme un Moi idéal, identifié avec la réponse donnée à la présomption du désir maternel. Peu importe lequel que soit les réponses données par la mère aux plus diverses exigences du bébé. Elles seront toujours interprétés par lui comme le désir de la mère de donner ou refuser le plaisir. Même qu’il se produise dans l’imaginaire, l’identification spéculaire se produit dû à l’association élaborée par le bébé entre son propre image sous regard maternel et discours des parents concernant le fils. Celle-ci prête donc la base pour l’acquisition de la langue.

Avec la formation de Moi , l’acquisition du langage impose l’interprétation du mot maternel à la convention sociale - culturelle dictée par le signe linguistique, à partir duquel les mots commencent à être perçues comme porteurs de significations utilisées par un moyen social de forme indépendante au désir maternel. Le Moi souffre encore divers changements, principalement ceux du Complexe d’Œdipe, dont la résolution finale exige de l’enfant un renonce à leurs désirs incestueux. Jusqu’à ici nous pouvons dire que le Moi est placé et structuré par la langue et par les discours maternel et paternel qui dirigent jusqu’à l’enfant leurs propres désirs liés à la solution œdipienne de chacun et de la relation que les deux établissent entre lui et avec l’enfant lui-même.

Quoiqu’il puisse être influencé par les désirs paternels, le Moi peut et doit se reformuler conformément à son désir propre mais aussi avec le discours de la culture. Le Moi est constitué par le discours du moyen social dont la relation se fait par une constitution psychique organisée par le discours et le désir des parents.

OSORIO (1989, page 49) dit que « du point de vu intrapsychique, le comportement des parents face à ses enfants est déterminé par leur niveau de résolution des conflits œdipiens à eux même, c’est-à-dire, par de la façon dont ils ont fait, à leur tour, leur relations avec leur parent. »

Devant les risques présentés dans l’adolescence, l’adolescent essaye de retourner au plaisir infantile dans un acte de retour à la recherche de la sécurité. Une fois sorti de l’enfance le Moi, tel quel il se trouve, doit si auto-investir et se projette alors en direction de l’avenir sous l’attente d’atteindre leurs objectifs.

Même que l’exigence post-œdipienne soit constitué que par des idéaux dirigés vers soi-même, le Moi doit trouver dans la réalité sociale sous l’objectif que ces idéaux soient possibles d’être atteints ainsi qu’ils soient reconnus et acceptés dans le groupe social auquel le sujet projette leurs investissements. Donc, outre qu’il ne puisse pas rester dans l’attente de ce qu’il compte devenir, le Moi doit se projeter dans une image identificatrice reconnue et valorisée par lui-même et par le moyen - social.

Les idéaux sont les objets de l’exigence identificatrice post-œdipienne dirigée vers Moi et non plus aux parents. Si précédemment l’enfant se projetait en direction de l’avenir en ayant ce qui par le passé a été perdu, il passe alors se projeter comme ce que il n’avait jamais été avant. Pour de telle façon le Moi doit trouver par les idéaux la possibilité de la récompense de la satisfaction future. Pour FREUD (1927) « La satisfaction que l’idéal offre aux participants à la culture est donc de nature narcissique, et elle repose sur la fierté d’une réalisation déjà réussi. La satisfaction narcissique provenant de l’idéal culturel est aussi au nombre de ces puissances qui, au sein de la sphère culturelle, contrecarrent avec succès l’hostilité de la culture ». De tel, la constitution du Moi ne peut pas de forme quelque être pensé excepté d’un contexte social et culturel. Dans ce cas, le contrat narcissique a comme des membres opérant l’enfant et son groupe social. À s’investir dans un groupe l’enfant doit être investi par celui-ci. C’est l’importance du contrat social dans la formation psychique.

Dans l’inscription culturelle subie par les adolescents, des « phénomènes » peuvent être déclenchés selon la façon dans laquelle la culture est présentée et prise par les adolescents. Des entraves peuvent déclencher des « phénomènes » et contretemps accélérateurs ou ralentisseur du passage adolescent et cette situation se montre présente dans diverses sociétés, et cette situation ne serait pas différente dans la société brésilienne, où les gens doivent se montrer plus réalistes que le roi. Mais comment peuvent ces « phénomènes » être déclenchés ?

Annie BIRREAUX (2010) [5] a dit que le ralentissement de l’adolescence - ou éternels adolescence - peut être expliquer par un principe de plaisir narcissique, où le confort et le plaisir provoquent une manque d’envie de rechercher ailleurs. ANATRELA (2002, p. 136) dit que « Si certains adolescents revendiquent le besoin de s’assumer et d’être indépendants, d’autres ne souhaitent pas précipiter leur départ et continuent de vivre chez leur parents. Ils reconnaissent qu’ils commenceront à sortir de l’adolescence le jour où ils vivront chez eux. Mais étant donné que la relation familiale, passés les conflits pubertaires et ceux du début de l’adolescence, est harmonieuse et que les vicissitudes du monde extérieur sont telles pour s’installer, ils préfèrent à la précarité des premiers installations prolonger leur existence chez leurs parents ». Dans cette situation je pense pouvoir ajouter ceux qui vivent dans une culture dominante et qui sont acceptés dans la réalité brésilienne, qui se trouvent déjà dans la royauté. L’accélération de l’adolescence - l’adulte précoce - peut alors s’explique par une blessure narcissique provoquée par impossibilité d’une déplacement psychique face à la manque de présentation à ’un lien culturel.

ADEMA (in AIN, 1995), en écrivant sur le temps dans l’adolescence montre que parfois les parents développent un sentiment de culpabilité face à leur incapacité d’engagement au processus adolescent de leur enfant. Pour lui, (in AIN, 1995, p. 19) « les parents paraissent bien trop pressés et pressants à l’égard de leur adolescent. Les rituels familiaux qui régissaient l’organisation familiale ont tout de même disparu faute de temps ; les parents voulant alors estomper une trop grande culpabilité entrainent parfois le jeune vers une ‘‘adultérisassion’’ trop inadéquate à ses désirs et à son propre mouvement interne. Les parents paraissent parfois ne plus savoir ce qu’il faut dire comme s’ils avaient trop entendu ce qu’il fallait être ». JEAMMET (1999) [6], écrit que “l’’adolescence est une étape qui ne se termine jamais avant le moment où les parents sont eux mêmes confrontés à leur propre adolescence”.

Dans la réalité brésilienne se trouvent dans cette situation les gens qui regrettent de leur histoire social et culturelle ou qui n’ont pas eu la possibilité de la continuer. Dans une société conçue sous le racisme comme celle du Brésil, les gens dont les origines viennent de la partie de la société qui était condamnée à jamais être. Sur ces gens, VIOLANTE (in LEVISKY, 1998, page 71) dit que la seule possibilité d’inclusion dans une culture acceptée selon à la base culturelle brésilienne serait que celle du changement de l’inchangeable. Elle dit qu’il fallait alors « être blancs ou être noire d’âme blanche, avoir une bonne apparence, de la bonne santé, des bonne dents, un bon travail, une maison propre, une voiture, etc. Comme si la possession de ces biens a une fonction identificatoire - ainsi qu’elle ne soit pas possible pour la majorité de la population - leur non-possession revient à l’individu de façon à le culpabiliser de sa défaite personnelle » et leur non inscription dans la culture. FREUD (1927, page 153) dit que « non seulement les classes privilégiées, jouissant des bienfaits de cette culture, peuvent y avoir par, mais aussi les opprimés, du fait que le bien-fondé à mépriser ceux de l’extérieur les dédommages des préjudice qu’ils subissent dans leur propre sphère ». Bien qu’il puisse être très valorisant pour l’adolescent d’avoir le sentiment de choisir ses propres paramètres de son développement il est au moins indispensable qu’il ne soit pas mis en position d’adulte trop précocement ou tardivement. Les paramètres peuvent être proposés par les parents qui de leur côté sont régis par leur position sociale. Ils doivent pouvoir encadrer la capacité de choix de l’adolescent qui peut alors décider entre les suivre, ne pas les suivre ou les prendre en tant que des choix propres.

 BIBLIOGRAPHIE

AIN, J. (Organisatrice) (1995), Adolescences – Miroir des âges de la vie. Ramonville, Saint Agne, Éditions Erès.

ANATRELLA, T. (2002), Interminables adolescences, Paris, Éditions du Cerf – Éditions Cujas.

CIAMPA, A. C. (Organisateur), Psicologia social : o homem em movimento. São Paulo, Editora Brasiliense.

GOMES, L. (2007), 1808 : como uma rainha louca, um príncipe medroso e uma corte corrupta enganaram Napoleão e mudaram a historia de Portugal e do Brasil. São Paulo, Planeta.

FALQUE, O. « Processus d’adolescence dans une cure adulte et implication religieuse : Gabriel », écrit par in GUTTON, P. (Directeur) (1999), « Cure en adolescence ». Paris, L’Harmattan

FREUD, S. (1927), Volume XVIII - L’avenir d’une illusion. Paris, PUF.

KAUFMANN, (1996), Dicionário enciclopédico de psicanálise. O legado de Freud e Lacan. Rio de Janeiro, Jorge Zahar Editor.

LAPLANCHE, J. (1998), Vocabulário da psicanálise - 3a edição. São Paulo, Martins Fontes.

LEVISKY, D. L. (Organisateur) (2000), Adolescência e violência : Consequências da realidade brasileira.

LEVISKY, D. L. (Organisateur) (1998), Adolescência pelos caminhos da violência. São Paulo - Casa do Psicólogo.

OSORIO, L. C. (1989), Adolescência hoje. Rio de Janeiro, Editoras Artes Médicas.


[1KAUFFMANN (1996) : « Une des trois Instances créées par Freud dans sa deuxième théorie de l’appareil psychique. Se trouve en relation dépendante avec les demandes du ça et l’hyperactivité du sur-moi. Il présente une autonomie relative ainsi que responsable de l’autonomie de l’individu ».

[2KAUFFMANN (1996) : Terme crée par Lacan à qui la conception du signifiant implique une relation entre le désir et le grand Autre (A). Cette notion est conçue comme un espace ouvert de signifiants que le sujet rencontre depuis son arrivée au monde. La totalité de termes qui forment cet espace se dirige vers les autres et ceux -ci participent de la dimension symbolique entourée par celle de l’imaginaire. L’imaginaire du Moi se constitue en fonction de ce qui manque à l’Autre.

[3La PLANCHE et PONTALIS (1982) la décrivent comme le mode primitif de constitution du sujet selon le model de l’autre qui à son tour n’est pas secondaire à une relation préétablie et dans laquelle l’objet serait d’abord mis en tant qu’indépendant. L’identification primaire se trouve dans une étroite corrélation avec l’incorporation oral.

[4Terme donné par Lacan et qui était jusqu’à ce moment utilisé comme un Nom. Il est considéré un des trois enregistrements de la Psychanalyse avec le réel e t le symbolique.

[5Annie BIRREAUX a présenté cette idée à l’occasion d’un colloque qu’elle a présenté à l’Université de Bordeaux 2 - Victor Segalen en Juin 2010.

[6In FALQUE, O. « Processus d’adolescence dans une cure adulte et implication religieuse : Gabriel », écrit par in GUTTON, P. (Directeur) (1999), « Cure en adolescence ». Paris, L’Harmattan. p. 104.



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