Le Brésil et sa société corporelle

samedi 25 janvier 2014
par  webmestre1
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S’il y a des éléments qui peuvent bien représenter la société brésilienne ils sont le football, le carnaval et les plages. Ces deux derniers éléments cités sont ensembles encore associés à un phénomène sociétaire brésilien qui est devenu mondialement célèbre : le culte au corps.

Plus de la moitié des 190 millions des Brésiliens vivent près ou dans le côté des plages. Et la côte brésilienne a 8000 km d’extension. Et dans toutes ces localités la vie sociale, pratiquement se passe au plein air. Rio de Janeiro avec leurs célèbres plages de Copacabana et Ipanema est parmi plus de vingt villes, où pendant le jour ou la soirée la température peut être au-dessus de 30°c. Les personnes utilisent des vêtements suffisamment légers, elles montrent leurs corps et leurs peaux. Donc la mode est très importante, mais elle est toujours un accessoire pour le corps parfait.

D’autre particularité essentielle, le fort mélange de peuples dans le pays avec ce croisement formé par des Africains, Indiens, Européens et Asiatiques se crée une innumérable forme de mélanges.

Décorer et soigner le corps sont des activités pratiquées dans le temps libre et de fois même comme un travail exempté par la population au Brésil. Même les enfants, autour des trois ans utilisent des vernis à ongles, différentement des autres pays où cette habitude en règle générale s’initie seulement dans l’adolescence.

Un grand différentiel que je peux observer dans le comportement de la population brésilienne face aux autres peuples est le costume dont au Brésil la structure essaye d’être changée du jeune pour que le « vêtement » lui tombe bien tant que dans d’autres sociétés s’essayent de changer quelque détail de ce jeune.

Je crois néanmoins que si nous restons seulement dans les explications comme le climat et la localisation géographique nous n’aurons pas une réponse satisfaisante pour la question du culte au corps. Tout le comportement est fruit d’une volonté qui est gérée entre autres aspects par l’environnement où nous vivons. Les points que je finis de présenter peuvent être vrais. Mais que peut-il encore influencer la population brésilienne développer ce culte au corps ?

Ce culte au corps peut être vu comme une mise à jour de la vanité humaine qui avant était restreinte au vêtement et le corps ne pouvait pas être changé. à nos jours une diversité de changements du corps peuvent être faits par des traitements esthétiques, conditionnement physique, chirurgies plastiques et là possible arrivée des manipulations génétiques c’est est joint emphases au corps qui est cherchée. Selon Luis Fernando Gallego (2001) il s’agit du corps comme écran et plus important que l’encadrement. FREUD (1912) dit que l’anatomie est destin ce qui nous fait rigoler quand on voit une société où même le changement de sexe génétique est possible et où cette pratique montre de plus en plus présente.

Un des points de vue qui doit être respecté concerne à une assurance de l’auto-estime par l’admiration qui vient d’un regard qui n’est pas qu’un regard. Par les regards reçus par la recherche de la mode en évidence une certitude est établie : nous sommes appréciés par le regards des autres qu’à la recherche de la mode du moment. Par contre la représentation de ce regard peut être très perssecutoria.

La construction d’une auto - image nous remet au Narcissisme et son mythe. D’une manière simplifiée on pourrait considérer Narcisse comme quelqu’un d’amoureux de son propre image reflété dans les eaux de la fontaine. En une réalité plus interne de la scène, Narcisse vivait sous le poids de ne pas pouvoir voir son image et dès qu’il la voit par la première fois il ne se reconnaît pas comme celui reflété sur les eaux. Narcisse alors ne s’approprie jamais de son image corporel et de sa beauté. Et face à la non reconnaissance de son image il tentait de chercher celui qui lui était autant beau et qui pour lui était quelqu’un d’autre mais une fois touchée, l’eaux mélangeait l’image formé et la déformait. Narcisse attend alors que les eaux se calment pour que l’image se reconstitue et tente à nouveau de le prendre encore sans réussite. Si on pense à Narcisse comme celui de l’auto-admiration il n’est lui-même pas un narcissiste. Commet pourrait-il l’être s’il n’a même pas son image corporel reconnue pour qu’il l’admire ?

Les personnalités narcissique n’aurait alors une constitution d’un auto-image (un imago), de l’amour à soi-même. Ce comportement centré en soi peut montrer un défaut dans l’investissement de l’énergie libidinale qui fait l’individus chercher les regard des autres comme un miroir qui lui montre des possibilités encore non expérimentées en tant que de soi.
En parlant de miroir et formation du corps ce qui me vient de suite sur la tête est bien le stade du miroir présenté par Lacan. Ce stade nous montre ce phénomène Narcissique et selon Lacan se coordonne à partir d’une expérience identificatoire fondamentale et durant laquelle l’enfant acquiert l’image de son propre corps entre l’âge de 6 et 18 mois.
La 1re intervention de Lacan sur ce sujet date de 1936, dans un Congrès à Marienbad. En 1938 dans « La famille » (qui a été republié comme "Les complexes familiers dans la formation de l’individus) le stade du miroir est présenté comme un moment génétique de la formation affective par la jalousie fraternel ou le complexe de l’intrusion entre le desmame et le complexe d’oedipe.

Lacan a repris ce sujet en 1949, au XVI Congrès International de Psychanalyse en Zürich. Ce texte a été alors publié dans la Revue Française de Psychanalyse, dans l’International Journal of Psychanalyses et en suite sur les Écrits en 1966 sous le titre de "Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je telle qu’elle nous est révélée dans l’expérience psychanalytique. Dans cette publication Lacan dit que le stade du Miroir est essentiel pour la compréhension de la relation intersubjective dont dépend la formation du Je.

La structuration du « Je » comme résultat de cette identification fait finir cette vie psychique que Lacan a appelé comme le fantasme du corps fragmenté. Cette à dire qu’ avant le stade du miroir le enfant ne sent et ni voit pas son corps comme une unité entière mais comme quelque chose fragmenté, sans unité.

Cette expérience spéculaire se donne par l’insistance au comportement jubilatoire (du sein maternelle) provoqué dans l’enfant et par son état de prématurité psychophysiologique (discordance entre les pulsions et les fonctions).

L’assomption jubilatoire de son image spéculaire par l’Être (enfant) - encore inopérant moteur et dépendant du sein maternel tel que le fils de l’Homme dans ce stage de l’infans - nous semble manifester la matrice symbolique dans laquelle le Je se jette d’une manière primordiale avant de se diriger vers l’identification avec l’autre et avant que le langage lui constitue sa fonction de sujet.

La fonction du stade du miroir est alors celle de la formation de l’imago qui est celle d’établir une relation entre l’organisme et la réalité (entre l’Innenwelt et l’Umwelt).
Mais cette relation avec la réalité peut être changée par une dysfonction organique comme la manque de coordination moteur pendant les mois néonatals ainsi que par l’humour de organisme maternel.

Le stade du miroir est un drame dont le début commence de l’incapacité à l’anticipation vers une structure identitaire aliénante et rigide où l’individus pourra se baser pour le développement psychique. Il s’agit du passage de l’Innenwelt vers l’Umwelt.

Pour Joël D’OR (1985) le passage de l’enfant par le stade du miroir et la conséquente est structuré en trois étapes :
1- L’enfant voit l’image de son corps comme celle de quelqu’un réel auprès de qui elle essaie de s’approcher. Il y a surtout une mélange entre soi et l’autre. Cette mélange se confirme par la relation stéréotypée que l’enfant fait avec les siens en attestant alors que celui ne vit et ni se place sur l’autre.
2- En ce moment une étape clé du processus d’identification se passe : l’enfant s’aperçoit que l’autre du miroir n’est réel pas mais qu’un image. L’enfant commence alors à ne plus désirer la possession de l’image. Par son comportement nous pouvons voir que l’enfant sait faire la différence entre l’image de l’autre et la réalité de l’autre.
3 - Ce moment est un ensemble des deux étapes précédentes : l’enfant sait que l’image du miroir n’est qu’un image et est encore plus sûre qu’il ne s’agit que d’un image. L’enfant se reconnaît dans une totalité corporelle unifiée (et qui avant était un corps fragmenté). ça peut nous montrer l’importance du corps pour l’identification de soi même.

Il reste à dire que cette conquête d’identité est soutenue par son contexte imaginaire et sur le fait que l’enfant s’identifie avec quelque chose virtuelle - comme elle se reconnaisse, n’est pas forcement comme elle est réellement - c’est une reconnaissance imaginaire. L’enfant a cet âge n’a pas la maturité pour reconnaitre ni pour organiser son propre corps. Le stade du miroir est une expérience qui se produit avant que l’enfant puisse faire son schéma corporel, donc si le stade du miroir représente l’avant formation, il implique forcement à l’aliénation de l’imaginaire.

La reconnaissance de soit même se fait à partir de l’image reflété au miroir, donc par des questions optiques elle est symétriquement inversée et par des indices extérieurs. Ce caractère extérieur et inversé de soit même assure l’ aliénation imaginaire qui est indispensable pour la conquête identitaire de l’individu. Cet aliénation va nourrir la « manque de connaissance chronique » donc entamer une recherche de la reconnaissance.

A la sortie du stade du miroir, dans lequel il se forme comme sujet, l’enfant continue dans une relation presque fusionnelle avec la mère. Cette relation fusionnelle se forme par la position particulière que l’enfant tient auprès de la mère, àn la recherche de ce qu’elle imagine être l’objet de son désir.

Le stade du miroir a comme finalité la neutralisation des dispersions angoissantes du corps et les effets d’une non conclusion de ce stade peuvent être sentis surtout dans la destruction psychotique.

A partir de cette destruction psychotique je reviens à la réalité brésilienne où les gens cherchent à être reconnues à n’importe quel prix et subissent alors une manque de sa propre identité corporelle. Un bon exemple pour cette situation est bien le carnaval qui devient un défilé des « vedettes » qui défilent en grande partie avec des déguisement minuscules et dont les corps sont cultivés pendant quelques mois avant le début de la fête. Une situation où le corps est physiquement présent et qui nous montre la complète manque de règle sociale et où les gens montrent avoir aucune affection par leur corps tels sont les abus auquels ils sont soumis.

En écrivant ces lignes je me demande si la diversité culturelle dont j’ai parlé auparavant n’aide pas la non conclusion du stade du miroir et même quelles sont ses effets face à une non conclusion du stade de miroir. Je vois alors une société qui, face à la non conclusion du stade du miroir n’arrive pas à se jeter complètement au complexe d’œdipe ou même une société qui « passe » directement par l’œdipe sans qu’elle puisse alors reconnaître sa structure corporelle.

Nous ne pouvons pas oublier que quand nous parlons de la société brésilienne nous parlons d’une société où les mères ont une positions différente de celles de la France ou de l’Europe en général. Il s’agit des mères qui donnent le sein pour l’allaitement des ses enfants jusqu’à qu’ils aient 2 ou 3 ans et qui ne cachent leur sentiment d’amour et surtout leur position d’être à être aimé. Le changement humour maternel parlé auparavant joue à mon avis un rôle déterminant dans la société brésilienne en faisant que l’enfant ne touche pas l’œdipe d’une manière structurante. N’oublions même pas la grande possibilité ou impossibilité d’entrée dans œdipe par l’enfant face à cette problématique sociétaire brésilienne.

Nous avons alors une société qui fait que le semblant de son passage par cette machine d’humanisation qui est l’œdipe, mais qui en sa grande majorité n’y est même pas arrivée.
De toute façon j’ai la certitude de que le titre de cet exposé, si pris par la réalité brésilienne devrait être « le Brésil et sa société non corporelle ».



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