Strike

samedi 3 octobre 2015
par  webmestre1
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PREFACE

Voyage au bout de la nuit, avec un caniche aux yeux
brouillés de larmes parce que la nuit s’approche
Il faut se crever les yeux pour voir autre chose.
Même pas l’intérieur desoi.
C’est peut-être l’intérieur des autres qui est bien plus intéressant.
Parce que l’on sait comment on est fait, on ne sait pas comment sont
faits les autres. On a besoin de savoir.
C’est plus fort que soi. On a besoin de savoir.
La photo, c’est le piège.
Parce que ce n’est pas fait pour des aveugles, et l’on est des aveugles.
Ou des borgnes. On le sait, mais c’est plus fort quenous.
Alors, on fait des photos.
Et l’on voit les gens sur les photos. Ils nous disent tout d’eux.
Ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont pas. Leurs sentiments profonds.
Et comme ils sont surpris, ils n’ont pas le temps de tricher. Ils nous
montrent leur droit à l’image, leur droit à vivre. On les accroche sur
les photographies comme des papillons, surtout les jolies filles.
Un chasseur de papillon.
Un naturaliste. Un tireur fou qui voudrait leur peau.
Et qui les photographierait, parce qu’il n’aurait pas le droit de les tuer.
Ce n’est pas un hasard si, dans les magasins stylisés aux voix feutrés,
aux regards troubles parce que le vide est lui aussi trouble, et un
magasin sans espace vide, ce n’est pas un magasin, mais c’est un
placard mal rangé, alors dans cet espace vide qui est peuplé par la
lumière et la forme passagère des clients se trouve le vide de toute
chose, de l’espace mis en valeur, du temps utilisé et du temps
perdu, des mots dits et des phrases incomprises, c’est notre univers
dans lequel les hommes amoureux d’une fille, d’une femme, d’une
forme ressemblant à une statue, à une ombre, à une morte, vont se
mettre à voir des choses, et ils vont vibrer au centuple de leurs
habitudes, c’est la pulsion d’amour qui se déclare et qui va jeter les
photographes chronophages sur leurs appareils pour capter la
lumière et tuer le temps...
Car nous sommes perdus face au temps qui passe...
On n’y peut rien. On est tous pareils.
Alors, Antoine va chercher la vie, voir où elle est en train de s’enfuir,
chaque seconde passe, et fasciné il va compter un temps qui n’est
pas le temps, mais celui de la compassion. Hors du temps.
Parce q’il les aimes, tous ces gens, qui passent et repassent, autour de lui,
qui regardent les mannequins, dans les vitrines pas encore faites, comme
toute vie qui continue et qui n’est pas faite, même si elle ne dure qu’un
jour de plus.
Sombres sortie de boutiques, sombres regards profitant du soleil,
recherche, tu le sais, de ces yeux intérieurs, que l’on a tous crevés pour
trouver une voie, telle une chenille qui part en procession sur une autre feuille.
La goutte de temps et la goutte de pluie sont la même chose, pour la
chenille, comme pour nous. Le temps ne compte pas.
C’est le regard que tu cherches. Le regard de ces choses, de ces gens, qui
avancent dans la nuit, ou la lumière, c’est la même chose, comme s’il y
avait une simple nuit.
Tu veux les avertir, en rélité. Leur dire qu’il y en a plusieurs.
De toutes les couleurs. Du noir et blanc. Du sans couleur. Du sans mot.
Du sang sur les mots. D’amour. De féroce gentillesse quand on a faim.
Quand on a soif. Et que l’on tient en laisse un caniche qui est en train de
lire Céline.
L’amour, c’est l’infini à la portée d’un docteur en mèdecine.
Mais le problème, pour lui, c’est qu’il sait trop de choses, sur les gens...
il connaît toutes leurs maladies.
Il voit le cancer dès qu’il voit le sourire se composer, l’arrêt cardiaque
derrière la jouissance trop forte, des choses et des gens, il ne reste
plus rien, tu le dis, que le sentiment, le grand sentiment amoureux,
tendresse inavouée d’un cœur qui veut dire aux autres...
Que la pureté est de ce monde.
Matthieu Delaygue

« Une histoire commence une autre s’achève mais les chiens errants
pleurent toujours leur laisse, parfois les eaux du fleuve peuvent
devenir claires si l’amour est aveugle il connaît nos faiblesses… »
Philippe PASCAL. Fascination. 1987

A ce soir mon Aimée, ma précieuse compagne
et le vent dans les blés caresse la campagne,
Le temps passe nous rend sage et ma main doucement caresse ton visage,
ton corsage, allongée sur le sable, m’envisage, Ô combien désirable

Au levant sur la place de la Bourse,
au couchant sur la place Gambetta
le soleil réfléchit dans sa course
ta beauté effleurée par mes doigts,

une demi-heure et je me vois mort
sur le tapis vert de la table de jeu

Un cocktail de lettres qui forme des mots
pour te dire je t’aime de toute ma peau
et de tout mon être

A la chasse aux jolis mots, je veux t’amener Séverine
un safari littéraire juchés sur des éléphants,
à tâtons dans la jungle fière nous avançons doucement,
tigre de papier, plume de verre et je t’embrasse tendrement

Le vent dans les blés me rappelle tes cheveux,
la beauté du ciel ton sourire,
reflété dans tes yeux je chavire !

Depuis longtemps je fais un rêve dont je ne sais que penser
et n’est-il pas nécessaire de savoir de ce dont on se détourne ?

La nuit, la douce nuit de demain nous sépare …
Je frétille à l’idée, je gazouille à l’envie…
Je savoure déjà l’instant d’enfin te retrouver

N’est ce pas curieux comme la signification de certaines choses nous
échappe,et soudain tout s’éclaire

Sans nouvelles de toi, je m’en remets aux songes

Il se passe quelque chose, je suis en train de renaître

En toi, qu’en toi, qu’Antoine

Ton cœur me chuchote, je t’aime, je t’aime
et je lui réponds de même, de même
Ta main dans la mienne, marchons dans les rues
que le printemps vienne dans ta robe écrue…

je suis comme Napoléon sans sa Joséphine

Du vin et des flammes

Ton bonheur est mon bonheur et ta joie est la mienne.
Tes attentions me touchent et ton sourire m’enchante…
Un baiser sur ta bouche et ma main sur tes hanches…

L’Eglise a ses rebels

Volubile douceur de l’instant ! Oh Joie de te connaître !
Tu vas me promettant de bien vouloir renaître
et la vie continue et notre amour s’épanouit et mon amour s’épanouit…

Il m’a tout donné qu’en faire ! ?

Seringua et réglisse miel doux sur la langue,
notre amour sur la vie glisse en sortant de sa gangue

Tout passe et tu demeures

Je crois en toi et j’ai grande confiance
et le ciel sur les toits est de rouge faïence,
ton sourire m’illumine et ta joie est la mienne
feu follet mascareigne et le vent dans les vignes
me rappelle que l’été sera doux et plaisant

Quel bonheur d’être içi sans détruire le groupe

Mimosa et jonquille, le printemps est déjà là
sors donc de ta coquille et rejoins moi

Je ne m’attacherai pas au mât petite sirène,
envoûtes moi de ton chant élégiaque !

La vie fuse à coup sûr et je saurai t’aimer
Avec toi mon aimée, je ferai l’Everest

La vie est merveilleuse avec toi et la vie est cadeau
Plus tu seras heureuse et plus je serai joyeux
Regardes dans ma vareuse, doit y avoir du tabac
Ne sois donc pas nerveuse et murmures tout bas
les doux mots de l’amour
Je suis ton chat siamois

Je sens ta douce présence, jolie fille des montagnes
Je t’aime avec aisance ma précieuse compagne
De te voir ma Princesse, je ne pense qu’à çà
Dans mes bras accueillants et je n’ai que de cesse

Bon voyage mon Amour ne te quitte pas des yeux,
Ne te quitte pas des yeux mon Amour

Sur l’écume de ta peau
Goût salé sur la langue
Elle qui me tient au chaud
En sortant de sa gangue

Et tes yeux dans les miens
Et ta main dans ma main
Ton regard d’obsidienne
Et je fonds dans ta main

Diverse fortune
Et le temps qui s’enfuie
Sans amertume
J’aime la vie

Que viennent les retrouvailles
Dans notre petite maison
De récurrentes fiançailles
Qu’alimente un doux tison

Tu me bouges tu me bouscules
Tu m’embrasses tu m’enlaces

Et je fonds dans tes bras

Tu me fais chavirer le cœur
Tu me bouleverses
Et j’aime cela

Ô combien je t’aime dansant dans les rues
en suivant ta traîne dans la neige écrue,

Tu prends ta douche
Avec ton turban sur la tête
Je te regarde t’asseoir à ta coiffeuse
Je t’observe comme LÉVI-STRAUSS
Avec ses « zoulous »
Et je t’aime

La méditerranée ondule
Et scintille devant moi
Et je vais avoir beaucoup de mal
A la quitter des yeux

Temps de rêve nous retournons
A la plage
Tant de rêves blottis
Dans ton corps sage

Ton parfum de roses
Tes gestes sûrs
Ton sourire
Ta beauté

Souvent sur les Ramblas
Je crois voir ton visage
Aucun ne le remplace
Car je suis bien sage

Je t’aime cumin
Juste la douceur de la tendresse
Je t’aime au safran
Ainsi tu es ma maîtresse

J’étais là de tout temps quand la vague m’a pris.







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