Pacotilles

samedi 3 octobre 2015
par  webmestre1
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ILLUSTRATIONS
Patrick LARA




« Le jour ne se lève jamais
pour qui pose sa tête
sur le sein des heures rêvées… »
Fernando PESSOA

Secret défense
Secret d’enfance
Sacrées défenses
Les femmes pas toutes !

Je me suis levé tôt
Comme pour aller à la pêche
A Gabas ou à Esterencubi,
4 h dans la nuit et le froid
jambon café.
Harnaché nous avancons dans
La montagne obscure ;
Je ne suis ni Hervé Guibert
Ni Christine Angot
Ne comptez pas sur moi
Pour le grand déballage.
Clotilde m’a dit d’écrire un livre,
D’arrêter de déconner avec les textos
Matthieu m’a dit de m’élever,
De laisser venir comme une séance
De Psychanalyse…



Horizon qui recule
Et tu verras la pure magie
Dans ta magie

Aube, ta terre s’est reformée
Il suffira d’une bougie…

Je suis le même tu sais
Toujours tout prêt de tout recommencer
Une vieille prière juive
Me tient compagnie
Des colonnes de fumée grise envahissent le ciel
Le dernier quartier de la ville
Est en train de brûler,
Je n’ai plus de papier
De tabac ni de café
Des hommes en noir
Entrent dans la pièce
Ma compagne
Béréschit bara Elohim
Sauve moi encore une fois


La force du faible
Et la ruse du naïf


Digne fils d’Epicure !

Le secret électrique
Entre toi et moi
A l’aveuglette
Perdu dans cet abri étroit
Toutes les nuances du gris
Sont autant de tactiques de survie

Un bisou une caresse
Un bijou de tendresse
Tes épaules nues
Couvertes d’or
Tu danses toujours
Tu danses encore


Promesse rêvée,
Rêverie prometteuse…

Après midi ensoleillé
Plein de promesses,
Oui plein de promesses
Je suis à ma fenêtre
Et que vois-tu ? De quoi rêves tu ?
Je vois une femme,
Je rêve de paix,
De sentiments doux et sereins


Ventre saint gris
Vivement dimanche ma belle !

Dans ton carrosse
Tu caracoles vers nos amis
D’un ton féroce
Je t’embrasse ma mie

Tu as épousé un mendiant
Et quitté un Roi !

Entre tes seins
J’oublie le Monde,
Ton cœur est une
Mappemonde
Et je suis un Explorateur !


Sans fin ni cesse
Je parcours
L’infini de tes courbes Félines…


La force de l’Islam
L’occident livré aux flammes…
… Et à la danse !

Tu sais ma petite chérie blanche,
Je ne supporte pas ta couleur
Ce que je veux,
Tout ce que je veux voir,
Tout ce que j’aime,
Ce sont tes yeux,
Tes yeux !

C’était un samedi soir
Mais je voulais autre chose
Qu’une pâle soirée teintée
D’un zeste de féminité
Et j’avalais des pilules
Tout en énumérant
Des chansons fascicules
Qui me rappelaient le bon Temps.
Pas l’temps j’ai pas eu le temps
D’avoir peur, j’savais, je savais
Ma mort par cœur.


J’étais sidéré,
Je suis désirant !



Maladie d’atrophie
Sans remède et solitaire,
Qui m’use et m’atterre
Jure le jure le moi
Au plafond la lumière des néons
Vacillait…
Dans les couloirs de l’hôpital
Un homme blafard
Perd la mémoire.

La lune
Qui nous pousse tous
A grimper au mât de hune
De la nef des fous.


Chet Baker,
Un café et de l’eau


Dans la rue ?
Je trottine

Tu es au creux de moi,
Au chaud
Ce soir la nuit sera blanche

Quand j’écris sur le bureau,
Je me sens protégé, enveloppé
Comme toujours par toi
Même si tu es loin,
Même si tu as ta vie à vivre,
Même si tu pars je sentirai
Ta présence,
Souvenir d’une époque merveilleuse
Vécue en ta compagnie.




Je t’ai choisi comme Boabdil,
Intrigué par ta peau claire
Et tes cheveux d’Or.

Je n’ai rien dit à Emile,
Il a discrètement changé de sujet
Et nous nous sommes compris.

Si ça se trouve,
Il ne va rien se passer….




La courtoisie ? C’est le Visa,
Et la boussole la mémoire.

Elle était attendue
Comme une princesse
Sa main était douce
Et ses ongles pâles

Un lavabo blanc, émaillé
Lui saute au visage,
Soudain il a déraillé
Perdu dans sa cage.
Dans les longs couloirs borgnes
Où d’autres que lui errent
Qui ont passé les bornes
Au goût si amer…
Un lavabo blanc, émaillé
De ses arrêtes
En pièces l’a taillé
Il n’a même plus la rage.


Tant qu’on m’empêche pas
De partir, je reste.


Je suis le fils
Du Requin.

Si ton Père veut un Roi,
Le jeu de cartes
En contient quatre…

Un baiser, une fleur,
Ton sourire malicieux
Deux secondes de bonheur
Mon amour délicieux.





Ta petite frimousse,
Inversée dans la glace
Tes gestes sûrs, ton regard
Concentré de beauté,
Ramenant tes cheveux
Tu es belle comme il y a 7000 ans.

Le soir quand nous étions seuls
Au lac d’Hosteins, une belote
Comptoir sur le sable,
Ta peau dorée et tes cheveux
Au vent, et ton sourire…





L’été, le midi quand je sortais
Du bureau en tram pour te
Retrouver dans ta cuisine
Historique, que nous mangions
Ensemble baignés de lumière
Un bon repas très simple,
Mais préparé dans l’intention
De nous faire plaisir…

Sixième sens,
Septième ciel !


Le contraire de la violence
Ce n’est pas la douceur,
C’est la pensée.


Ma Mélusine
Mon Andromaque,
Fais moi fondre
Que je sois doux.

Aussi froid que la lame,
Aussi doux que le miel :
Une langue de feu sous la glace.

Une petite pierre
Peut être la clé de voûte.


Et elle ne me payait pas
Ce que je lui devais…


Tu seras toujours ma belette,
Même loin, même partie
A travers la France
Même dans des années.
Tu as peut être raison
Je dois te laisser filer
Tu dois t’éloigner de moi…
Tu es ma force
Mon repère
On sera toujours liés toi et moi.

Tu es magnifique Belette,
Je t’ai vue tu m’as laissé voir
Ta mue, ta patiente et rapide
Transformation en une belle
Jeune femme à l’esprit affûté.
Telle un papillon multicolore
Sortant sous mes yeux ébahis
De sa superbe chrysalide.


Eve ? Combien de divisions…


Tu sens la rose et le benjoin
Et dans la rue je pense à toi
Je me repose sur ton sein
Envahi par ta joie.

Just like money

Le temps d’un sein nu
Entre deux chemises.


Et j’essuyais tes seins
Bien après qu’ils furent secs…


Belle tu es,
Nue je te veux !

Hélicoïdale,
La racine qui nous lie
Plonge dans nos âmes
Sa tendre verdure.

J’ai très envie de te connaître
Belette quoi ?


Qu’imagines-tu ?
A quoi rêves tu ?
Quel est ton horizon ?



Tel un brouillard
Qui se déchire
Et laisse émerger
Une cîme
Ce jour nouveau
Que l’on devine
Et nous découvre
Indicible.

Il n’y a rien qui soit permanent
Le soleil et la lune sortent
Et se posent,
Au jour clair et transparent
Succède la nuit sombre et opaque
Tout change, d’heure en heure.

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