Recueil d’écueil & autres récifs

samedi 25 janvier 2014
par  webmestre1
popularité : 15%

. .

. .

Recueil d'écueils<br>Et<br>Autres récifs,

. .

. .

Joli cercueil

Sans autre motif

Qu’un bal

Pris sur le vif
A mes parents iatrogènes
Ces quelques vers solitaires

Le chant des enfants morts
Dans le silence des pères,

Fille mère engrossée est-ce amer ?
Ah mère salope
Entend l’appel perdu de tes embryons secs,
Seule pleure dans la nuit ceux qui n’ont pas crié

SPES
ALTERA
VITAE
Voyage la tête contre les murs
Où l’on découvrirait,
Après avoir cherché avec tant de frénésie
La lumière au fond d’un puits
Que depuis toutes ces années
Le printemps revient avec une régularité troublante,
Que les Hommes n’ont cessé de bâtir des maisons
De planter des arbres et d’élever leurs enfants,
Tandis que l’auteur s’apercevant qu’en vain
Il s’était écrié gesticulant seul la nuit dans désert
Déciderait alors de s’allonger dans l’herbe
En vue de jouir du temps qu’il lui reste.

Avril 1996

« Trop tard ? Non, c’est le secret de la grâce : il n’est jamais trop tard. Le temps
N’existe pas. Et tout l’amour de tous les saints peut tenir dans un soupir. »

François Mauriac. Mémoire intérieure

Assaut
Chronique de
La mort le sang pas
Encore sec sur les ruines
Fumantes s’écoule
Tout le jour
De leurs têtes béantes et qu’ils
Tiennent dans leurs mains
-pour les fous pour les
sages – le bal des
Araignées la
Nuit n’est
Pas
Tombée
Le
Jour
Ne
Se
Lèvera
Plus
Et
Plus
Rien
A
Rêver.

Es-tu encore capable d’aimer
Toi, prisonnier de tes chimères inutiles factices ?
Je n’y crois guère,
Le cœur plus sec que la pierre
Tu vas les rues content de toi.

Heure par heure la radio égrène ses flashes insipides
En attendant le soleil la terre
Orenait dans des couleurs intrépide.
Un peu plus j’allais m’écraser au plafond
Tant je suis resté couché immobile sur le lit.


Les petites filles deviennent grandes
Et leurs longs bras s’ouvrent en offrande
A nos mains devenues larges mais tendres.
Tendre la main et attendre
L’heure où s’éteignent les cœurs.

Des oreilles pour écouter
Et des yeux pour voir
Un cœur pour aimer
Un corps pour se mouvoir.

Changer rester partir
Aller aimer ailleurs ?
Les morts meurent aussi !
A quoi bon mauvais vivre ? Nul !
A quoi bon vivre mal, hein
A quoi bon triple molle ?

Versatile simulacre de tes os,
Enchaînée dans la crypte ton âme veille
Car quand viendra le sommeil il sera trop tard,
Et si elle levait l’ancre maintenant...

Déjà chaque seconde tonne
Comme un réveil,
La jeunesse loin sur le rivage
Et sur la grève loin le lointain naufrage,
Enfin serein sur le visage
Mais pour combien se désagrège ?

Etarque la voile rouge
Gonflée comme un sein
Etarque la voile rouge
Demain tu seras loin.

Aujourd’hui la mer bouge
Qu’en sera-t-il demain ?
Etarque la voile rouge
Demain tu seras loin !

Sans envie de partir
Pas envie d’arriver,

Et je marche dans les rues
Et la terre sous mes pieds
N’arrête pas de tourner,

Sans envie de mourir
Pas envie d’être né.

Etarque la voile rouge
Gonflée comme un sein
Aujourd’hui la mer bouge
Demain tu seras loin !

Je suis amoureux d’une femme morte
Un cadavre exquis au regard sombre
Et chaque fois que je ferme la porte
Entre mes mains dans une ombre

Avec elle les nuits teintés de jour
Les jours café au lait
Sous le céleste abat-jour
De la voûte embrumée
Se mêlent tour à tour.

Je suis amoureux d’une femme morte
Un cadavre exquis au regard sombre,
Et chaque fois que l’amour m’emporte
Entre mes doigts glisse son ombre

Avec elle les nuits teintées de jour
Les jours café au lait
Sous le céleste abat-jour
De la voûte embrumée
Se mêlent tour à tour.

Je suis amoureux d’une femme morte
Un cadavre exquis au regard sombre,
Et chaque fois que la mort m’emporte
Entre ses bras j’oublie mon nom.

36 Santa Monica

Espagnolade pour Jacqueline (et son hippo-potame)

Danse, danse la lune est pleine
Dans sous le ciel de porcelaine
Danse gitane o la peau fine
Dans sur les ruines de la ville.

Au son des guitares et des trompettes
Le corps en fièvre le cœur en fête
La scène que tu interprètes
Tel un théâtre se répète

Avec pour décor le levant...
Peint dans l’air léger cette fresque
Avant que ne vienne la tempête.

Le cœur en fièvre le corps en fête
Trace dans le ciel tes arabesques
Mémoire des morts et des vivants.

Au loin ne vois tu pas la traînée jaune s’étendre
Sur des terres inconnues à l’horizon du monde,
Ciel soleil, mêlés et dissouts dans l’onde
S’y répondent un léger crépuscule d’ambre.

Ciel orange
La mer mêlée au soleil
Lumière étrange
A nulle autre pareille...

Ici les seuls palmiers sont de vieux réverbères
Tristes et pleins de misères noirs comme des potences
Ils portent, balancés par les vents de terre.

Ciel orange
La mer mêlée au soleil
Lumière étrange
A nulle autre pareille...

Du pont d’où mille fois je me jetais en rêve
Je contemple la ville blottie contre la berge
Qui attend encore le calme le grouillement sans trêve
Qui tout le jour durant l’assaille et la submerge.

Etiage bizarre de mon âme
Aux marées capricieuses
D’une humeur massacrée,
Les pieds dans la vase
En attente d’un prochain mascaret.

Dans les nuits bordelaises
Exsangue
Il a perdu sa langue
Et tes deux yeux de braise
Dans ce nouveau désert
S’en sont retournés
Au fond de mon regard
Lac profond aux eaux noires
Les mots quittent leurs gangues
Vers un nouveau départ...

Etiage bizarre de mon âme
Aux marées capricieuses
D’une humeur massacrée,
Les pieds dans la vase
En attente d’un prochain mascaret.

Si les morts meurent dans tes rêves
Un jour tu mourras dans les leurs
Puisqu’il faut atteindre la grève
Quand vient l’heure

Pourquoi faut-il mourir dans tes rêves
S’échouer à travers les heures sans trêves ?

Abreuve toi d’elle elle est brève
La vie est un leurre.

Vois la ville en pleurs
Les hommes sont seuls ici
Les cactus sont en fleurs
Le désert est toujours le même lui.

L’aiguille affolée ne veut plus rien dire
Une pauvre femme seule au comptoir
N’en a jamais fini de boire,
Il ne me reste plus qu’à partir
Du dernier bar dernier rempart
Contre la nuit contre l’ennui...

Si fatigué plus rien à dire,
C’est l’heure de quitter le rebut
De ceux qui boivent d’avoir trop bu,
Il ne me reste plus qu’à partir
Du dernier bar dernier rempart
Contre la nuit contre mon lit...

Il n’y a plus rien à vivre
Ici que les répétitives dérives
De ceux qui ne vivent
Qu’ivres d’être ivres

Il ne me reste plus qu’à partir
Du dernier bar dernier rempart
Contrôle la ville et ma folie
Loin par les rues où je démarre
Il n’y a plus rien ici bas

Que moi et les chats...

Claire obscure

Tes yeux clairs-obscurs
Tes yeux ! Claire obscure
Tes yeux obscurs, Claire
Claire tes yeux

Claire des yeux obscurs...
...cissent les reflets
De ta peau si lisse
Dans les blés si mûrs
Où l’amour se glisse.

L’étoffe se plisse sous les mouvements sûrs,
Sur moi se poser ta main douce et brune ?
Et tes longs cheveux couleur de prune
S’échappent sans mal du catogan
Qu’une main habile avait posé là,
Au creux de ton cou, ton cou de statue !

La mère se tenait douloureuse
Assise au bout de la jetée,
Il tait pâle dans sa vareuse
Couchée à même le quai.

Elle l’avait attendu malheureuse
En espérant tout l’été
Que sa course aventureuse
Serait bientôt terminée
Il l’avait quitté jeune encore
Hier en allant vers l’ouest,

Mais c’est aujourd’hui un vieux mort
Qu’elle serre dans la rade de Brest ;

Et ce corps qu’elle serre contre le sien
C’est elle qui l’a assassiné
La mer et ses embruns,

Et cet enfant mort qu’elle étreint
C’est elle qui l’a emporté,
La mer est son écrin.

Le soir les hommes sans joie
Sortent gaiement dans les bars
Et les autos de leurs pleins phares dédoublés
Leur offrent mille soleils délavés.

Le soir les ambulances se changent en corbillards,
En un éclair dans le silence les corps bizarres...
Le soir les ambulances se changent en corbillards
Encore bizarres les hommes qui ont déjà trop joué
Rentrent trop tard.

De nuit à aube les corbillards
En ambulances se changent,
Et dans les feuilles caressent la plainte
De ceux que cette nuit a emportés...

Le soir les hommes sans joies
Sortent gaiement quelque part...

Doucement sur la grève
Les vagues portugaises
Charrient des congres en liesse
Et des dorades fières

Quand l’ Algarve à la Grèce
Se mêle et me regarde
Que veux tu que je dise
Que je fasse que je garde ?

L’amour je n’y songe plus depuis longtemps
Le Sud appelle d’autres voyages
Elles sont parties avec le vent
La mer effacera ton sillage.

Etre présentable
Savoir ne pas l’être
Avoir le courage
D’aimer la patience

Attendre le temps
Qui ne sera plus
Essayer d’entendre
Le chant des sirènes.

Le temps amène d’autres visages
Qui virevoltent jour après jour
Après le lancinant presage
De ta solitude de toujours.

Après l’orage vient l’éclaircie
L’accent cyclique de ta rage
Que tu sens sourdre en avanies
Après l’éclaircie vient l’orage

La mer effacera ton sillage,
Avec le vent elles sont parties.

Deux écureuils agiles voltigent dans les branches
D’arbre en arbre il jouent comme des enfants
Aux dents blanches

Et le chat nonchalant
S’endormir sous la tonnelle
Ou chercher une place au soleil
Pour faire roussir son pelage noir.

Si les cigales de leur chant
N’emplissaient pas en cadence
L’air chaud et sec de midi,
On n’entendrait pas le silence
D’où les mots évidents diffusent
Sans avoir besoin d’être dits.

Demain

Demain est un autre jour
Un jour de famine
Demain est un autre jour
Un jour de colère

Dors mon petit
La nuit est câline,
Dors mon petit
Je veille sur l’heure

Demain est un autre jour
Un jour de fatigue
Demain est un autre jour
Un jour de labeur

Dors mon petit
La nuit est câline,
Dors mon petit
Et puis tu meurs.

L’araignée tisse sa toile
L’insecte complice du prédateur
Attend des lendemains meilleurs
Mais ne fait rien pour son étoile

Quand la glace est mince il faut marcher vite
La nature évince ceux qui l’évitent,
La force stupide triomphe de la volonté
Le sens s’égare dans les voluptés.

D’un néant à l’autre l’apôtre t’apporte les fausses joies.

Terre promise terre due
Aux reliefs constants de folie,
Terre soumise terre perdue
Livrée aux hommes sans merci.

Vendredi 24

O non ne reviens jamais à Typasa
Le désert n’y est plus
La secousse terrible hier éventra
La terre d’élection de Camus.

Au gré des chaînes lymphatiques
Migrent les cellules cancéreuses
Rongeant les Hommes apathiques
Jusqu’à l’agonie miséreuse,

Avides elles sucent la moelle des os
Et fouillent les recoins des vertèbres
Cruelles palpitent dans le cerveau
Propageant un écho funèbre.

O non ne reviens jamais à Typasa
Le désert n’y est plus
La secousse terrible hier éventra
La terre d’élection de Camus.

Verse verse verse l’ivresse
Dans mon cœur tendre,
Verse verse verse sans cesse
Sans plus attendre
Que vienne la joie
Que vienne la joie
Que la joie vienne
Elle est
Là !

Lumière morte à l’infini
Renaît sur la rétine
Sans un bruit traverse la Nuit
De sa pâleur enfantine

J’ai senti le froid, loin
Le vide immense entre les astres,

Tourne tourne la terre
A l’endroit ou à l’envers
Oasis, nef des fous
Vaisseau fantôme
D’où je ne sortirai pas
Vivant.

Adela,
Cara desnuda
Cara enamorada
Adela.

Sur la colline aux suicidés
J’irai cueillir mon Dahlia Noir
Parmi les âmes élucidées
Je préparerai mon départ.

Le cœur est un chasseur solitaire tu sais...
Es-tu celle dont l’œil d’or le reflet
Me dirait le doux secret ?

Tu sais bien que je t’attendrai
Dans mon lit ou sur les quais.
Je t’attendrai...Le cœur serré.

Je n’ai personne à qui dire bonsoir
Sinon ma sinistre mémoire
Mais rien ne m’empêchera de te retrouver
Ni l’œil blanchâtre du temps
Ni le grouillement des cités
Toi la femme à l’œil aux reflets dorés.

Viens un soir,
Au café Triste sur le quai
Je serais là, toutes les nuits
Toute ma vie je t’attendrai le cœur léger,
Et si tu ne venais jamais
J’attendrais la nuit des temps, sans regret !

Rêves mauves
L’écran blanc décalque
Refermé sur le néant le catafalque
De ses nuits fauves.

Chanson pour Hélène

Je n’ai même plus à espérer
Caresser une fois encore
Les senteurs de ton doux corps,
Saveur de miel sur peau nacrée
Pour entendre enfin en accord
A l’unisson de rares « je t’aime »
Que se livraient nos deux corps
Que nous nous disions tout blême
Comme on trahit un secret

Egérie volatile
Affluent de mon cœur
L’amour où je me perds
Celui que je distille
Se transforme en vapeur
Dans des états fébriles,
L’amour que l’on instille tel un mal savoureux,
Je t’aime, et je te perds.

Avec le goût amer de l’adultère
Partout même sur ta peau
Dans cette couche et sur ton dos
Et dans ma bouche l’immense dégoût
De tout le sel de toutes les mers.

A Laurent Scèpi

Il est une heure, les braves gens dorment ;
La neige est blanche je te l’accorde
Mais pourquoi refuser de mordre
A pleine bouche la vie sans borne ?

Il est une heure les braves gens mornes
Au lieu d’aimer, dans le désordre
De leurs vis qui jamais ne s’accordent
Croupissent à force d’en démordre.

Il est une heure, les braves gens dorment...

Toi qui écris les amours impossibles

Mortes avant que d’avoir à pourrir
Tout en étant parfaitement impassible
Tout en restant toujours visible,

Toi qui écris les amours impossibles,
Avant de t’endormir
Lucide et un peu triste.

Je regarde par la fenêtre
Je me vois passer dans la rue
Une cigarette encore à fumer
Son baiser brûlant de plomb fondu
M’écorche les poumons et m’enivre

Et j’ai besoin de ce chaud baiser de feu
Pour me rappeler d’en allumer une autre.

Nuit et brouillard sur la ville endormie...
Mon désespoir
De cause
Sur les trottoirs
Toute chose
Traîne les pieds
De nez en derthat.

Ton ventre se creusera
Profond profond
Vidé comme un fruit gâté,
Le vent s’engouffrera
Dans cette cavité
Trou noir sans douleur...

Ainsi va la vie
Fusible
Insurmontable.

Les nerveux opiomanes
S’allument le soir
L’ivrogne mélomane
N’a plus peur dans le noir.

Lorsque le bateau coule
Les rats quittent le navire
Quoi de pire que la houle
Pour un cœur à ravir ?

La vie qu’un rien ne fane
Où je croise sans voir
Mille visages fades,
A son grand désespoir
Le navire reste en rade

Lorsque le monde s’écroule
Les lâches renient l’empire
Quoi de pire que la foule
Pour un cœur qui chavire ?

Au cœur de la mêlée
Quoi de pire que la houle
Pour un cœur chaviré ?

Oiseaux de la nuit, le cœur au bord des rêves
Isolé dans la ville devant un café triste
Qu’ils boivent du bout des lèvres
En attendant le jour.

Les échoués de chez « PHILLIES »
Couple insomniaque, vieux solitaire
Ne poseront jamais leur valises
Dans aucun port de la terre.

Le sablier du temps s’est retourné contre moi
Son chapelet de larmes cristallines qu’il égrène
Abreuve inlassablement la mortelle gangrène
Qui ronge mon corps et m’éloigne de toi.

Mais danse danse légère cariatide au long cou
Sur l’acropole de mes rêves les plus fous

Le sablier du temps s’est retourné contre moi
Son chapelet de notes sibyllines qu’il assène
Abreuve inlassablement la mortelle rengaine
Qui ronge mon corps et m’éloigne de toi.

Mais danse danse légère cariatide au long cou
Sur l’acropole de mes rêves les plus fous

Le sablier du temps s’est retourné contre moi
Son chapelet de larmes cristallines qu’il égrène
Abreuve inlassablement la mortelle gangrène
Qui ronge mon corps et m’éloigne de toi.

Dans les sillons fertiles de ton cœur
Où j’ai semé ma graine noire
Et récolté tant de peine,

J’ai voulu cueillir la fleur
Et me suis cueilli moi-même.

Pâle le soleil a tourné

Et la terre désechée
N’a plus voulu de l’ivraie,

Un seul bon grain suffira
Une averse fera le rente.

Et chaque fois que j’arrivais
Il était temps de repartir.
Lorsque la coupe vidée
Ne se pouvait que remplir

La compliance infinie du calice
Par l’enthousiasme sans limite
De l’horizon qui recule
M’indiquait l’éternel chemin :

Le Graal c’est nous.

Remplis d’une humeur versatile
Chargés de nos vicissitudes.
Fragile liquide volatile
Sang o mon âme ubiquitaire.

Je te perdrai sans amertume ;

T’ayant retrouvé dans la mer
Qui me cachait en ses entrailles.
Avant de franchir l’estuaire
Irréversible de la vie.


Donéu als morts el dret al repos
Accordez aux morts le droit au repos
Donéu als mots el dret al remordiment.
Accordez aux mots le droit au remords...



Télécharger le document Recueil d’écueil & autres récifs au format .pdf … Cliquer ICI


Vous souhaitez m’aider à continuer à publier ma poésie sur ce site ?
Je vous propose de me faire un don d’un montant que vous jugerez adapté, à mon compte Paypal https://www.paypal.me/cab51->https://www.paypal.me/cab51]



Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique

  • Recueil d’écueil & autres récifs