Deuxième partie : Expérience éducative

lundi 12 février 2018
par  webmestre1
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 L'USAGE DU TEMPS TRAITÉ DE CHRONOLOGIE

Deuxième partie : expérience éducative page 15

le temps me construit : le temps comme développement.

Le sentiment d’impuissance comme illusion d’optique :

la conscience n’est sensible qu’à l’aspect négatif du temps. Pourtant il y a la positivité du changement dans le temps.
Recherche de la perfection-déception du désir :
Puisque le désir projette dans un futur qui est idéalisé. Plus on devient exigeant plus la perfection est éloignée.
On remarque nos propres imperfections. Plus la conscience est fine plus elle est exigente plus la perfection est difficile à atteindre.
Le maître : parce qu’il n’y a rien au dessus de moi, j’aspire à la perfection. Le changement est considéré comme négatif car le progrès commence par du négatif car passer à un état autre changer c’est accepter d’abandonner ce qu’on était tout changement est conçu comme une perte de soi-même : alter/ation. devenir autre altéré négatif (changement ressenti état négatif) (immanence) on n’a pas envie de changer, de perdre sa forme première.
Pour devenir autre que moi-même il faut que j’accepte de me nier, me renier ou d’être renié par quelque chose.
On ne fait pas de meilleur sans détruire le pire.

C’est la condition sine qua non du progrès. Savoir sa limite c’est savoir se sacrifier nous dit Hegel.
Par le sacrifice l’animal meurt, mais est élevé aux dieux, mourir pour s’élever. Savoir la nécessité de changer (l’immanence : autolimitation).
Ainsi est la frilosité du moi qui sûr de son état veut y rester.
Si on meurt c’est pour s’élever donc le temps est facteur de progrès.
Il faut transgresser l’illusion phénoménologique que changer c’est mourir car derrière cela est notre élévation.

La nécessité du temps et sa fécondité ont pour fondement le caractère imparfait de l’être en question :

Développement biologique : c’est ce que l’on est déjà et ce que pourtant ce que l’on a à être. Développement d’une structure.
Développement des potentialités inscrites dans la semence.
Tout était déjà contenu dans la semence mais sans son développement : aucun être ne lui correspondrait donc le temps a un rôle essentiel dans le développement. Sans le temps pas de développement : pas d’être explique Aristote le temps fait passer de la puissance à l’acte.
Si la semence ne devient pas elle n’est rien.

Le temps est donc condition de la vie. Elle n’est quelque chose que dans l’espoir qu’elle porte.
L’Etre est dans le devenir. (la semence a son être dans le devenir).
Le temps est porteur de vie.
Il permet que la vie aboutisse, ainsi Aristote a une vision biologique du monde.
Le temps lui permet d’ex-primer l’être qu’elle possède en germe.
Il y a toujours dans le changement un état renié.
Le germe et l’être sont 2 états d’une même essence. La chrysalide et le papillon.
La chrysalide est reniée par le papillon.
Le papillon, par ce reniement l’accomplit, l’élevant à sa destination finale.
Le temps est essentiel à la vie de la chrysalide. Elle ne peut devenir ce qu’elle doit être qu’en reniant ce qu’elle est.
Le temps est aussi une essentielle fécondité.
L’essence du germe développe son essence déterminée dès l’origine.

Le temps comme champ de recherche de son essence, de sa naissance par l’homme :

L’homme a une physiologie fixée, une finalité spirituelle mouvante en tant qu’être spirituel.
La nature de l’homme est justement de n’en pas avoir. C’est celui dont la finalité n’est pas fixée. L’homme est l’être dont l’essence est en question dans l’existence nous dit Jean Paul Sartre.
Le temps lui permet de fixer sa finalité.
Je suis imparfait, perfectible, a besoin du temps pour se parfaire (perfectibilité : perfection donc l’homme animal).
Alors la liberté est de pouvoir devenir autre, de construire l’individu, dans son projet.
Le problème de l’Homme devient alors : Que faire de ma liberté ?
Comment la construire ?
Le temps est le champ d’exploration de l’homme de sa liberté. La nature de l’homme est de ne pas en avoir. Il doit la forger sa vie : biologique, existence : spirituelle.
Le contenu de notre liberté n’est pas fixé d’avance. L’homme a besoin du temps pour le rechercher. Sa liberté peut le hausser au dessus de lui-même et le rabaisser en dessous de lui-même.
L’homme est capable du meilleur comme du pire, et si la liberté est une responsabilité elle est aussi un danger.
L’homme s’abaisse plus facilement qu’il s’élève, la chute est pour lui, l’Homme, un mouvement naturel.
L’histoire humaine serait dans le temps l’expérience, le tatonnement des hommes.
On ne mesure pas un homme
au nombre de fois où il tombe
mais au nombre de fois où il se relève.
Temps et travail :

Le travail me réalise :
Du travail on ne voit que ce que l’effort coûte. Plus je travaille, plus je suis exigeant, plus mon but s’éloigne. Plus je développe plus j’ai à développer.
Le fini se révèle comme infini. Même si je n’atteinds pas la perfection, je me perfectionne. Pour Hegel c’est la dialectique du maître et de l’esclave.
Le maître devient dépendant de l’esclave.
Le travail est confronté au réalisme du temps :
On ne fait rien sans prendre le temps de le faire.
On ne peut rien dans l’instant. Pour se parfaire en un effort dans le temps.
Le temps, dans le travail, est la matière, s’opposant à la réalisation immédiate de mes désirs (Cf. immanence) (principe de plaisir principe de réalité Cf. Freüd).

Je fais le temps : Le temps est le résultat de notre action sur le monde.

Le sentiment du temps comme résultat de l’acte :

Le journal est en agriculture la surface de terre labourée en un jour.
On définit le temps par rapport à l’action possible dans ce temps.
Le temps n’a de sens içi que s’il est finalisé, structuré par l’action.
La continuité entre passé présent avenir, serait un résultat de l’éducation de la conscience par rapport au monde. On fait la durée par l’activité.

Lorsqu’on n’a plus rien à faire la durée s’écoule indifféremment, on n’a plus de repère temporel, émerge alors le sentiment de la durée structuré par notre rapport au monde.

Les moments du temps structurés par le réel :

Ce que j’appelle mon présent c’est mon attitude vis à vis de l’avenir immédiat, c’est mon action imminente dit Bergson. Le présent : c’est là maintenant on doit agir, l’acte doit se projeter dans l’avenir. Je sais que je dois agir. Le futur à l’origine c’est le devant être. L’avenir est l’horizon. La pensée de l’avenir crée le présent. L’avenir est rythmé par les étapes d’un projet, nous l’anticipons, en tâchant de le rejoindre, c’est l’homme qui doit l’atteindre. Les trois moments du temps sont des constructions mentales, correspondant aux projets de la conscience.

L’enfant n’a pas conscience du temps.

Le sentiment du temps est résidu de l’expérience.

L’abolition du temps par la maitrise technique :
En mécanique le temps est un paramètre comme les autres. Il est homogène à l’espace. Le temps est rendu abstrait.
La mécanique tue le temps car elle est morte, ce temps est réduit à l’espace.
Prévoir : voir comme si on y était déjà, l’avenir n’apporte rien de plus au présent.
Le temps dressé par la forme :
Le temps sans notre emploi du temps serait informe. On investit le temps, pour réaliser le programme que l’on veut accomplir.
Dans la musique le temps est structuré.
Le pouvoir symbolique de la conscience sur le temps :
La fidélité ou le pardon entre deux consciences par la volonté de la conscience peut effacer ce qui s’est passé.
La fidélité, acte de volonté, par delà le changement naturel.
Du fond de son immanence par la perception du changement elle, la conscience, a le savoir transcendantal de sa supériorité à l’égard des choses qui changent la conscience se sent dépositaire du temps.
La conscience comme anticipation :
La conscience croit que son salut est dans le futur, mais tragique elle aime le futur comme futur. Le présent déçoit la conscience comme présent, elle aime le futur comme le futur.
Le réel est un limité par rapport à nos désirs, insatisfaction, immuable, fini.
Le possible est infini, avenir : réservoir de possible, seulement lorsqu’il est encore à venir.
Le présent est alors un front pionnier.
écrit Maupassant, Notre Cœur : Dans l’existence il n’y a que de l’à peu près.
Naît alors le désir de fuir le présent par le voyage.
Un être conscient est toujours un être qui n’est jamais tout à fait bien là où il est.
Quant ailleurs devient içi il y a alors un autre ailleurs, qui reste imaginaire. L’içi est décevant comme le maintenant est décevant pour la conscience.
Anywhere out of the world écrit Charles Baudelaire.
Le repos est stagnation et la vie est mouvement, la stabilité est illusoire la vie est mue par des exigences contradictoires.
La monotonie, la stagnation sont la mort de la conscience.
Son âme : N’importe où, n’importe où pourvu que ce soit hors du monde dit Charles Baudelaire.
Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. Celui-ci voudrait souffrir en face du poêle et celui-là croit qu’il guérirait en face de la fenêtre. Il me semble que je serai toujours bien là où je ne suis pas, et cette question du déménagement en est une que je discute sans cesse avec mon âme. écrit Charles Baudelaire.
Le futur est ce dont nous espérons qu’il nous apportera ce que le présent ne nous a pas donné.
Dans Le désert des tartares Drogo attend ce qui ne viendra jamais. Cette attente ne cessera qu’avec la mort à condition que la mort soit le néant... (attente du futur).
André Gide ou La tentative amoureuse.
L’amour parfait. Il intercale ces récits de lettres commentaires.
Il dit qu’il s’ennuie dans le roman, un des personnages de son roman s’ennuie.
Le couple se sépare.
Même si la plénitude était là, la conscience continuerait à désirer quand bien même elle n’aurait plus à désirer. D’où ennui et usure du présent.
Luc et Rachelle s’aimèrent. Ils ne firent même rien d’autre, ils ne connurent de l’ennui que celui du bonheur. dit André Gide.
Pistes...

  • nature du temps par rapport à notre impuissance.
  • retard doute : échec de la vie.
  • oubli mémoire.
  • fidélité (éternité) par rapport à l’infidélité.
    Conscience.
    (victime du temps, témoignage du temps) (Cf. Tristan et Iseult, Don Juan).
  • imperfection : temps pour se parfaire.
  • prévisible par rapport à l’imprévisible.
    (contingence, peur du temps, du hasard).
  • Irréversibilité
    (Cf. Ferdinand Alquié : le désir d’éternité).
  • temps ; sens à l’intérieur de soi ; sens à l’extérieur (temps découpé en intervalles).
    Cf. Marcel Proust : le temps retrouvé.
    Signification de l’impuissance : est-ce un lieu de décadence ? (Cf. conception des grecs).
    Hegel : enrichissement : vie : victoire.

à suivre.... Troisième et Dernière partie



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