Première partie : Expérience négative du temps

Première partie : expérience négative du temps
lundi 12 février 2018
par  webmestre1
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 L'USAGE DU TEMPS TRAITÉ DE CHRONOLOGIE

Première partie : expérience négative du temps page 10

Consubstantialité du temps et de la conscience
L’illusion du pur présent est le refuge de la conscience.

Il ne faut pas engager sa liberté dans le temps, c’est à dire s’il n’y a pas de continuité, mais discontinuité d’un instant à l’autre.
Don Juan : la promesse est vraie dans l’instant, mais varie sans cesse.
Il n’engage jamais sa liberté.
Discontinuité de tous les instants.
J’ai le droit d’engager et de désengager ma liberté. Je le verse, je ne suis lié par rien puisque le seul moyen de maintenir ma liberté en liberté c’est de laisser libre de s’engager dans le contraire de ce que à quoi elle vient de s’engager. Je n’asservi pas ma liberté à une quelconque continuité temporelle et je loge ma liberté seulement dans l’instant, je la renouvelle à chaque instant.

L’oubli est alors la condition de sa liberté.
Mais ce qui ne continue pas n’a jamais commencé et si le commencement s’arrête au commencement, la tentation du refuge du pur présent nait pour se protéger des méfaits du temps ... (mécanisme de défense)
Béréschit bara Elohim, par une série de recommencements...

Inséparabilité des phénomènes et du temps

Les phénomènes comme effets du temps :

Tout est temporel : la conscience étant temporelle, elle a une appréhension temporelle du temps.
Le temps est la condition formelle à priori de tous les phénomènes en général. nous dit Emmanuel Kant.
Formel : le temps est une forme, un cadre.
A priori : avant, dès l’origine qui se produit le premier le temps précède l’appréhension des objets. Le temps n’est pas ressenti par la conscience comme intérieur.
Le temps est pour elle une menace, un danger inéluctable.
La conscience subit les avatars du temps, la déformation, l’usure des objets (tout change dans le sens d’une détérioration) donc le temps lui est bien extérieur.
Le changement comme marque de notre impuissance. Le temps, le changement est la marque objective du temps.
Changement : changement d’états, passage d’un état à un autre.
Passage d’un non être passé à l’être présent (constamment le présent bascule dans le passé) et de l’être présent devient non être passé et le non être futur devient l’être présent. Impuissance : contre quoi on en peut rien, le temps il ne dépend pas de nous.

On utilise l’espace par la volonté, or on ne choisit pas avec le temps, l’action du temps nous change, il nous dépouille d’une partie de nous même. Maquillage : trompe l’oeil.
Le temps est lié à l’expérience de la déception.

 Immanence de la conscience au temps :

La conscience ne peut pas en étant immanente sortir du temps pour le définir, il n’y a pas d’arrêt possible pour le définir par l’être :
(ce qui fut) le passé est non être (n’est plus)
(ce qui bascule dans le futur) le présent est non être (est changement)
(ce qui sera) et le futur est non être (n’est pas encore).

L’objet définit est la condition de sa propre définition, il la précède toujours.
La conscience est toujours hors d’elle même (doute, considération des possibles...). La conscience synthétise le temps. Elle est le temps, donc impossibilité à se servir soi même pour une conscience car elle ne saisit pas le temps.
Si je suis l’étoffe même du temps, ma conscience est pleine de non être, elle court après elle même avec le temps.

Le temps est la distance qui sépare la conscience d’elle même.
Le temps c’est la distance de la coupe aux lèvres. C’est la distance irréductible entre le réel et ce que l’on en attend. Temps : poursuite d’elle même. Le Temps est la durée intérieure nous rappelle Bergson.

Pour Augustin : L’homme est créé imparfait, il a à se compléter. La vie humaine est pleine de néant. L’éternité pour Augustin, c’est nous parfaits reconciliés, nous dit l’analyse chrétienne.

Le temps est à charge pour la conscience :

Le présent est toujours insuffisant l’avenir incertain, le passé irrévocable nous dit Schopenhauer,
What is done can’t be undone relève Lady Macbeth.
C’est fait, c’est fait.
Et le projet se fige en destin.
Ma liberté se fige.
Non seulement, je ne peux revenir sur mon passé, mais il hypothèque mon présent et mon avenir.
Lady Macbeth : il n’y aura rien pour moi qui ne soit le rappel de ce que j’ai fait.
D’où les remords.
Pour Blaise Pascal : Ainsi nous ne vivons jamais mais nous espérons de vivre et nous disposant toujours à être heureux. Il est inévitable que nous le soyons jamais.
Du changement nait l’habitude.
Si le temps transforme ma liberté en habitude ma liberté est obérée (bloquée, offusquée) et elle devient routine.

 De l’illusion du pur présent au refuge de la conscience.

Il ne faut pas engager sa liberté dans le temps, c’est-à-dire comme s’il n’y a pas de continuité, mais discontinuité d’un instant à l’autre.

Don Juan : la prouesse est vraie dans l’instant, mais varie sans cesse.
Il n’engage jamais sa liberté.

Discontinuité de tous les instants.

J’ai le droit d’engager et de désengager ma liberté comme je le veux. Je ne suis lié par rien puisque le seul moyen de maintenir ma liberté en liberté c’est de laisser libre de s’engager dans le contraire de ce à quoi elle vient de s’engager. Je n’asservi pas ma liberté à une quelconque continuité temporelle et je loge ma liberté seulement dans l’instant, je la renouvelle à chaque instant.

L’oubli est la condition de sa liberté. Mais ce qui ne continue pas n’a jamais commencé si le commencement s’arrête au commencement, tentation du refuge du pur présent pour se protéger des méfaits du temps.


à suivre .....Deuxième partie


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