Parlons argent !

mardi 20 septembre 2016
par  webmestre1
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« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Cette affirmation, dans la bouche de Jésus, est précédée de toute une série d’oppositions : entre les fils de ce monde et les fils de la lumière, entre une toute petite affaire et une grande affaire, entre l’argent trompeur et le bien véritable, entre les biens étrangers et notre bien.

Toutes ces oppositions n’ont qu’un but, nous faire découvrir que l’argent n’est qu’une tromperie et que consacrer sa vie à « faire de l’argent », c’est faire fausse route.

L’argent est trompeur de deux manières : d’abord, il nous fait croire qu’il nous assurera le bonheur, mais viendra bien un jour, pourtant, où il nous faudra tout laisser.

Ensuite l’argent nous trompe quand nous croyons qu’il est pour nous tout seuls.

Jésus ne nous pousse pas à mépriser l’argent, mais à le mettre au service du royaume, c’est-à-dire des autres.

Jésus parle de « bien étranger », parce que les richesses ne nous appartiennent pas ; cet argent nous est confié, nous en sommes responsables ... toutes nos richesses, de tous ordres, nous sont confiées pour qu’elles servent au bonheur de tous.

C’est pourquoi Jésus nous raconte la parabole de l’intendant malhonnête : cet intendant menacé de licenciement et qui fait une dernière fois des cadeaux avec l’argent de son patron pour se faire des amis qui le lui rendront... Il est parfaitement malhonnête ; mais il a su trouver très vite une solution astucieuse pour assurer son avenir. Ce n’est pas la malhonnêteté que Jésus admire, c’est l’habileté !

Qu’est-ce que nous attendons pour trouver des solutions astucieuses pour assurer l’avenir de tous ?... L’envie de gagner de l’argent rend des quantités de gens très inventifs ; Jésus voudrait bien que l’ardeur pour la justice ou pour la paix nous rende aussi inventifs !
Le jour où nous consacrerons autant de temps et de matière grise à inventer des solutions de paix, de justice et de partage qu’à gagner de l’argent, la face du monde sera changée.

Entendons cet appel du Christ avec réalisme pour chacun et pour toute notre planète.

Le repli sur nos seuls intérêts financiers creuse la misère des trois quarts de l’humanité. Le fanatisme religieux de tout bord sert l’exaltation de nationalismes vite totalitaires.

Comment relever le défi d’une plus grande justice internationale ?
Comment aider à un vrai dialogue entre les religions pour contribuer à la paix ?

Il y a urgence pour que notre prière se fasse plus suppliante pour tous nos frères humains et il est aussi urgent que, dans les petites choses comme dit l’Evangile, nous mettions davantage tout ce que nous avons au service de la paix, de la justice, de la miséricorde à l’égard de ceux qui, ici ou là-bas, ont besoin de notre solidarité active, de notre réconfort, de notre sens du partage.

-***** Jean ROUET



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