Crise économique

vendredi 24 janvier 2014
par  webmestre1
popularité : 12%

Une « crise » économique est habituellement définie par un recul de la production, du commerce extérieur, de la consommation ou de l’investissement.

En France, en éliminant l’artifice de la hausse des prix, le PIB a été multiplié par 4 au XIXe siècle, et par 12 au XXe siècle. Il a connu une croissance de 2 % en moyenne chaque année entre 1974 et 1994, ce qui correspond à un doublement des richesses produites en 30 ans.

Durant la même période, le volume des exportations a augmenté de 106 % et celui des importations de 97 %. La consommation des ménages n’a cessé de progresser. Le taux d’équipement en automobile est passé de 62 % à 77 %, en machine à laver le linge de 66 % à 89 %, en téléphone de 21 % à 95 % (35).

Plus récemment, entre 1990 et 1996, le produit intérieur brut (PIB) en valeur croît de 21 % (+7 % pour les volumes, + 13 % pour les prix) (36).

Nous observons une augmentation régulière du PIB, donc des richesses avec un volume de travail qui se réduit, ce qui fait dire à Patrick VIVERET (37) « nous ne vivons donc pas une crise de production économique mais une crise de répartition sociale. Toutes les solutions fondées sur le couple, produire plus en répartissant moins, qui caractérisent les politiques de dérégulation, aggravent le mal au lieu de le soigner ».

Il est pour le moins surprenant, lorsque l’on est confronté à l’accélération de la précarisation des familles, de lire sous la plume de Jean Claude TRICHET, Gouverneur de la Banque de France (38) « Nous aurons probablement cette année le troisième plus important excédent de la balance de paiements courants dans le monde, ce qui nous donne les plus bas taux d’intérêts de marché à moyen et long termes de l’Union Européenne et les troisièmes plus bas taux du monde ».

Ce que l’on a coutume d’appeler « la crise » ne correspond pas aux critères d’une crise économique, c’est une mutation de société.

Urbanisation massive

  • réduction considérable des emplois peu qualifiés du secteur primaire, agriculture et industrie
  • augmentation de la productivité
  • diminution des emplois de type contrat à durée indéterminée (CDI) au profit des emplois à durée déterminée (CDD) pour atteindre une plus grande « flexibilité »
  • augmentation du chômage de type structurel, etc...

Cette mutation s’accompagne d’une crise de la répartition sociale (sans réelle crise économique). Les conséquences portent sur l’ensemble des groupes sociaux, mais pour les plus fragiles, les plus vulnérables, les conséquences sont plus graves.

]
M. BERTHIER D. ORIOT
C H U de Poitiers
« Le syndrome de Saturne » Revue Esprit
(ou comment l’évolution dévore les familles)

Télécharger le document Crise économique au format .pdf ... Cliquer ICI



Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique

  • Crise économique