Causes profondes de la guerre

par Michèle LAVÉDRINE
vendredi 24 juillet 2015
par  webmestre1
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Les causes profondes de la guerre de 39-45 furent :

  • 1) économiques : crise économique de 1929.
  • 2) l’ineptie des traités de 1918 Ils n’ont satisfait personne surtout pas les Allemands bien sûr, et autres lésés, permettant l’installation de dictatures. En Allemagne, réveil du nationalisme, rêves de revanche, ont permis à un Autrichien de laisser sa peinture, venir à MUNICH poursuite des résistances.

Ainsi HITLER chasse HINDENBURG et prend petit à petit le pouvoir, sous couvert de patriotisme. La Société des Nations (S.D.N.) est incapable, son pouvoir est limité. chômage
L’Allemagne nazie et l’Italie fasciste adoptent la solution du réarmement. Pacte italo-allemand

Avant la guerre On a toujours reproché aux gouvernements occidentaux démocratiques, dont la FRANCE, d’avoir eu une armée insuffisante : les réarmements visibles sont considérés comme totalitaires.

Bien sûr, et heureusement : cela a sauvé bien des vies françaises !

  • 1) Cela a permis aux Français de vivre, manger, avant la guerre, au lieu de ne travailler que pour le réarmement. Impossible à traduire en francs, tellement c’eût été cher !
  • 2) Comparons, pour la France, le nombre de morts des guerres de 14 et de 39

ça donne tout de même à réfléchir

Pour le monde entier, la guerre de 1939 fut un fameux désastre. Il faut reconnaître qu’être vaincu tôt en FRANCE a permis à bien des soldats de survivre, même mal, et d’éviter une belle boucherie.

En fait, très pratiquement, un bon point pour les gouvernements français d’avant-guerre, sans couleur politique aucune : d’où : Accords de MUNICH (plutôt Canossa) 29 -30 septembre 1938. CHAMBERLAIN (et son parapluie célèbre) ministre anglais et DALADIER, ministre français, vont à MUNICH voir HITLER et MUSSOLINI. Réunion piteuse pour les Alliés. HITLER et MUSSOLINI imposèrent le démembrement de la TCHÉCOSLOVAQUIE, le territoire des Sudètes revenant à l’ALLEMAGNE,

Ainsi, les démocrates, dans le souci de maintenir la paix, encourageaient l’expansionnisme de HITLER.

Un détail révélateur :
Au retour, DALADIER et sa suite arrivent à l’aérodrome du BOURGET, je suppose, ORLY ne devait pas être construit. Il s’attendait à être conspué, or les Français présents l’ovationnent : il a préservé la paix. DALADIER, qui avait compris la suite certaine des événements, se tourne vers sa suite et dit (textuellement) : « Les cons », sans illusions lui.

Tous début de la guerre : Envahissement des Sudètes. Région située en BOHÈME, en TCHÉCOSLOVAQUIE d’alors. Peuplée pour un quart d’Allemands, cette minorité demanda en vain en son autonomie. Un parti pro nazi fut créé par HEINLlM soutenu par HITLER.
La « protection des Sudètes » fut le prétexte de son intervention : septembre 1938 : annexion des Sudètes.

Je n’en parlerai plus, quoi que cela m’intéresse, vous savez pourquoi. (En 1945, la Tchécoslovaquie reprit la région et expulsa vers l’Allemagne la presque totalité des Allemands des Sudètes. N’est-ce pas Julian ?

Pacte de non-agression germano-russe
Les Russes n’étaient pas prêts à la guerre STALINE signe le pacte en août 1939. D’où partage de la POLOGNE (le nième de son histoire) entre l’ALLEMAGNE et l’URSS.

Premier septembre : l’ALLEMAGNE envahit la POLOGNE.

Déclaration de la guerre à l’Allemagne, par les alliés franco-anglais, à la suite de l’occupation de la Pologne 3 septembre 1939
Eh ! oui, c’est bien la FRANCE qui a déclaré la guerre sans illusion sans doute, mais sans protestation d’aucun général De GAULLE y compris !

« Drôle de guerre » ainsi fut appelée la période de 1939 à mai 1940.

HITLER n’était pas prêt. L’URSS ne bougea pas façon de parler, car elle en profita pour envahir les ÉTATS BALTES. Quant à HITLER, il envahit des pays neutres : DANEMARK, NORVÈGE, BELGIQUE, PAYS-BAS (HOLLANDE).

Les Français croient (hum !) que la ligne MAGINOT, forts construits par le général Maginot entre 27 et 36 sur les frontières Est et Nord-Est de la FRANCE) les protège. Mais celle-ci ne se prolongeait pas le long de la frontière BELGE.
La ligne MAGINOT, qui coûte cher aux Français, ne servit strictement à rien : les Allemands passèrent par la BELGIQUE, entrèrent en FRANCE par le Nord, ce qui était prévisible, même par une 2e classe, comme on disait.

Le 12 mai 40, les divisions blindées allemandes s’engouffrèrent vers la Somme, isolent autour de la poche de DUNKERQUE 25.000 Anglais, Belges et Français. Les Anglais seront très prioritaires sur les bateaux de rapatriement venus d’ANGLETERRE. Le tri était fait sur la plage même cf. « week-end à ZUYDCOTT » de je ne sais plus qui.

Paris est occupé le 14 juin. Le gouvernement français « (3e République) l’ayant quitté le 10 juin.
Il sera à BORDEAUX, le 17 juin et nommera le maréchal PÉTAIN Président du Conseil (Vice Président dès le 18 mai).
Il sollicite l’armistice (sauf les 80 !).

Déjà Henri FRENAY capitaine, premier résistant de FRANCE, essaie de l’organiser.
De GAULLE lance, de LONDRES, l’appel du 18 juin 1940.

L’Armistice est signé le 22 juin 1940, à RETHONDES dans l’Oise, la même ville où l’armistice du 11 novembre 1914 fut signé. Ses conditions : une « zone occupée » par l’Allemagne : dans l’ensemble nord de la Loire, Moulin (pour notre région d’Auvergne), le littoral atlantique. Le reste du pays, le sud dans l’ensemble est administré « librement » par le gouvernement français.

Plus de 3e République. PÉTAIN institue un « État Français » c’est vague.

Nouveau : plus de « Liberté Égalité Fraternité » mais « Travail Famille Patrie » !

L’Alsace-Lorraine est annexée par l’ALLEMAGNE et le Nord interdit.

Ailleurs, la guerre continue

L’ESPAGNE reste neutre.
L’ITALIE : le 10 juin 1940, MUSSOLINI déclare la guerre à la FRANCE et à la GRANDE-BRETAGNE. Actions du général ROMMEL en avril 41 en LYBIE pour prendre L’AFRIQUE DU NORD (J’en parle à cause du nom actuel du bateau sur la Baltique, ô Julian) HITLER alors envahit l’Union Soviétique en 1941 ce qui change complètement l’attitude des communistes français, je dirai plus loin.

En décembre 1941, la VEHRMACHT est aux portes de MOSCOU.

Décembre 1941 : JAPON contre USA. 7 décembre :1941 désastre de PEARL HARBOR, ASIE, et la suite, exploitation systématique des pays occupés.

Le 18 avril 1942.LAVAL est le chef du gouvernement de VICHY

Fin 1942 : Allemands et Japonais cessent de progresser.

Novembre 1942 : débarquement américain et anglais en ALGÉRIE et au MAROC (encore français).

Les Allemands ripostent : Occupation de la « zone libre » en FRANCE dite « zone nono » (non occupée). Le 11 novembre 1942

Novembre 1942 : défaite de ROMMEL à EL ALAMEIN devant le maréchal MONTGOMMERY.

En 1943, les TROIS grandes défaites allemande :

  • en TUNISIE, capitulation 12 mai 1943
  • STALINGRAD : échec allemand le 31-01-1943
  • SICILE : débarquement allié, arrestation de MUSSOLINI juillet 1943.
  • 6 juin 1944 ; débarquement anglo-américain sur les côtes de BASSE-NORMANDIE.

Le 15 août 1944. Débarquement en PROVENCE de de LATTRE, avec américains,

Avril 1945 -Alors HITLER ordonne la levée en masse des Allemands, y compris enfants.

Les armées anglo-américaines et soviétiques font leurs fonctions le 25 avril 1945 à TORGARI, sur l’ELBE.

Occupation de BERLIN 21 au 28 avril 1945.

30 avril 1945 : suicide de HITLER dans son bunker souterrain avec ses fidèles.

7 mai 1945 : capitulation à REIMS de l’Allemagne.
8 mai 1945 : bis répétita, pour plaire aux Russes.

6 août 1945 : Japon : Bombes atomiques sur HIROSHIMA
9 août 1945 : sur NAGASAKI.
2 septembre 1945 -L’empereur HIROHITO et le JAPON capitulent.

« La guerre voulue par les nazis et que les démocrates n’avaient pas su (ou pu) empêcher a coûté plus de 50 millions de vies humaines ».

Rôle de PETAIN dès 1940...

Ce fut un dictateur. Personne n’avait oublié la boucherie de VERDUN et l’action de PETAIN contre les soldats révoltés de 1917.
Que des anciens combattants aient été fiers de son rôle en 1940, possible, mais quel était leur nombre ? La FRANCE profonde s’est tue en 1940.
D’autre part chacun savait qu’il fallait une tête de turc à la tête de la FRANCE, admise par les Allemands maîtres et cependant tirant au mieux les marrons du feu de la France. PETAIN donnait quelques garanties d’après son passé, mais il était âgé et surtout entouré d’une belle clique, et fort rétrograde d’esprit
Tout le monde, j’entends les Français moyens, le savait et en attendait peu. Lisez dans « de VICHY au M. MONCHET p. 33 et suivantes ». Pas plus rétrograde que lui, mais agissant.
Moi et les gens que je connaissais, parents, voisins, enseignants n’avons jamais été pro pétainistes.

École : il était obligatoire dans les écoles d’afficher :

  • 1) le programme de PETAIN, que nous avions mis dans un lieu honorable, mais où les élèves n’accédaient pas !
  • 2) une photo de PETAIN ! Comme les enseignants faisaient la sourde oreille, le régime de VICHY avait envoyé une carte postale le représentant pour chaque classe. Il avait fallu s’exécuter et elle était au mur, dans mon dos. Obligatoire dans chaque classe ! (vous y voyez CHIRAC maintenant ?)

Mon inspecteur primaire du début de la guerre, de gauche, libre-penseur, peut-être franc¬maçon, s’était sauvé. Pendant toute la guerre, lui et sa femme ont été cachés et nourris. Ils n’avaient pas de carte d’alimentation. Le second était juif, déjà parti de zone occupée, il a dû se cacher lui aussi. Enfin est apparue une inspectrice VICHYSSOISE, oh la rosse ! (Mademoiselle CORNU). Elle est venue inspecter 8 instituteurs, institutrices en une journée, n’a pas tout vu évidemment et a eu l’impudence sur mon rapport de mettre : travaux manuels médiocre, dessin médiocre, elle n’en avait rien vu ! Quoique cela me soit toujours resté en travers de la gorge, j’ai signé le procès-verbal : toujours ne pas se faire remarquer.
L’action de PETAIN a été rétrograde, mais a évité le pire contre Pierre LAVAL dont, bizarrement, personne ne parle plus.

Rôle des communistes français

Toujours à la solde de l’URSS qui avait signé le pacte de non-agression germano-russe.
Au début de l’occupation, les communistes étaient pour PETAIN.
L’instituteur communiste du coin avait fait dessiner, tout autour de sa classe, une frise de francisques (les francisques, on dirait maintenant le logo de PETAIN), étaient l’emblème de l’Etat Français : une hache de guerre des germanos et des Francs !
Ils avaient bien déterré cela ! Le manche était l’emblème du Maréchalat, bleu à bouts dorés, avec des étoiles, combien, j’ai oublié. La hache proprement dite à double tranchant.

Les Allemands envahissent la Russie : changement à 360° (si on peut dire, ou à 180) des communistes français, qui deviennent à ce moment les meilleurs résistants, les plus aguerris, sans jeu de mots, et les mieux organisés au début.. ..
Exit la francisque

Rôle du Pape et de l’Episcopat

Rôle du Pape et de l’Episcopat français

On le dit, ce rôle, « controversé », moi je dis : pas du tout, très net. Le nombre de catholiques ayant déjà baissé, trop belle occasion pour se remettre en selle. Le pape PIE XII a, je reste modérée, été silencieux quant à l’extermination des juifs ; il avait comme, disons organisatrice de sa maison, une religieuse allemande, sœur dont j’ai oublié le nom, mais qui a eu beaucoup d’influence, fait nommer des cardinaux et vite, très vite, été renvoyée à la mort de PieX11.
Le Quirinal, à sa décharge, est en territoire italien, alors sous MUSSOLINI. Mais PIE XII aurait facilement pu être plus courageux, s’il l’avait vraiment voulu, comme l’est après tout le pape actuel.
L’épiscopat français, protégé par PETAIN, a voulu reprendre toute son influence. Monseigneur PIGUET, évêque de CLERMONT-FERRAND, a qualifié PETAIN de ( providentiel » dès août 40. Pour garder l’unité de la FRANCE ( !) etc, il le prône et en profite pour faire appliquer de nouvelles règles.

l’Eglise et l’école :

Pendant l’occupation, les prêtres choisissaient leur lieu pour faire le catéchisme : dans une commune voisine, l’instituteur était obligé de laisser ses gosses en plein après-midi, pour les reprendre ensuite.
Quant à moi personnellement, mes élèves de cours moyen allaient au catéchisme après la sortie de 4 heures. Je l’oubliais lorsque je punissais une élève après 4 heures.
Elle arrivait un peu en retard ! Le curé se plaignit à Monseigneur, qui se plaignit à l’Inspecteur d’Académie, bien embêté, qui me fit dire oralement, par ma directrice de ne plus recommencer. Mais aucune note écrite, brave inspecteur bien gêné !
Je n’ai pas oublié ces exigences pour si peu, si près de rien du tout, histoire de pinailler l’enseignement public.
Par contre le chanoine GRAVIER, de SAINT ELOY était un homme bon et très bien. Et dire que Mgr PIGUET finit par être déporté : c’est un comble ! Il en revint.

JEAN MOULIN

Né à BEZIERS en 1899 mort en 1943.
On a oublié les doutes et il redevient à la mode.
Peintre sous le nom de ROMANIN, il y eut une exposition au musée E. MICHELET à BRIVE en 1997.
Patriote français, un des chefs de la résistance, Préfet d’EURE et LOIRE en 1940. Contre les décrets de PETAIN, il cherche à se trancher la gorge. Depuis, on le voit toujours en foulard. Il se rallia à De GAULLE, en Angleterre, à LONDRES.
Politique, De GAULLE l’envoie en FRANCE, où il fonde ( le Conseil National de la Résistance »
C.N.R. qu’il préside : il a ainsi pu unir tous les réseaux d’obédiences politiques fort différentes. C’est là son grand mérite.
Il vint à MONTJOIE, j’ai bien dû le raconter, pour rencontrer le F.T.P.F. du coin, et il faillit y être pris par les Allemands. Il a dormi à 20 mètres de mon école !
Il fut dénoncé, par qui ? Grande controverse politique. On a dit qu’en fait c’était un communiste caché, trop bien caché, je ne le pense pas.

Arrêté à CALUIRE près de LYON. Grosse affaire. Le 21 juin 43. Il mourut dans le train qui l’emportait en ALLEMAGNE des suites des tortures qu’il avait endurées.
Ses cendres sont au PANTHEON, depuis 1964 ou 1965.

PIERRE LAVAL

Né à CHATELDON (PUY DE DÔME) en 1883, mort à FRESNES fusillé en octobre 1945. Il eut à mon avis une action bien supérieure à celle de PETAIN.

Président du Conseil 1931 -1932, juin 1935, janvier 1936. Il s’efforça de rapprocher la FRANCE de l’ITALIE fasciste. Après la défaite de juin 1940, il fut vice-président du conseil du cabinet PETAIN et préconisa une politique de collaboration avec l’ALLEMAGNE. Il prépara l’entrevue PETAIN -HITLER à MONTOIRE le 22 octobre 1940.

Révoqué et arrêté en décembre 1940 (par PETAIN), il fut libéré, sur l’injonction des Allemands et remplaça DARLAN à la tête du gouvernement en avril 1942.

Souhaitant la victoire de l’Allemagne, LAVAL instaura le S.T.O. et la milice en 1943.
Il voulait un axe FRANCE -ALLEMAGNE contre l’ANGLETERRE. Il suivit la retraite Allemande. Arrêté par les Américains à INNSBRUCK en mai 1945, il fut déféré devant la justice française pour haute trahison, condamné à mort et fusillé en octobre 1945, après avoir tenté de se suicider.

Ce que je n’ai jamais compris, c’est la haine contre PETAIN, plus tard, des Français alors que ce fut LAVAL le plus grand « collaborateur ».

Sa fille, JOSEE DE CHAMBRUN, a survécu et habitait face au jardin du LUXEMBOURG. Les avoirs de LAVAL avaient été confisqués, et, en partie sans doute, rendus à JOSEE de longues années après.

la Résistance ailleurs en FRANCE

Je n’ai pas parlé de la guerre et de la Résistance ailleurs en FRANCE qu’en Auvergne, parce que j’en ai toujours pratiquement tout ignoré, les journaux n’en disant rien par la force des choses.

J’apprends seulement les faits corréziens depuis que j’y vis, encore que parfaitement occultés à CHAUFFOUR, mises à part les actions de la division DAS REICH remontant (les quatre-routes d’ALBUSSAC, TULLE, ORADOUR, etc).
L’ALSACE par exemple était « zone annexée » où l’on ne pénétrait pas. J’ai su seulement par une jeune institutrice ce qui s’y était passé, à la libération.
Entre autres, l’université de STRASBOURG s’était repliée à CLERMONT-FERRAND elle aussi, mais ils avaient dû en partir lorsque HITLER envahit la FRANCE. Elle aussi, était allée se cacher à l’Ecole Normale de NICE. Rentrée en ALSACE, elle sut qu’une de ses sœurs avait été emprisonnée et qu’on avait fait des expériences sur elle, il valait mieux qu’elle ne se marie pas ; quant aux petites sœurs, elles ne connaissaient pas le Français.

A ROUEN, j’ai su qu’une institutrice vieille fille, personne de haute moralité, avait eu un amant officier anglais, blessé au-dessus de ROUEN, qu’elle avait dû ramener à l’hôpital en voiture, alors qu’elle n’avait jamais conduit, ce qui fut épique.

Dans l’ouest de la FRANCE, dans un port, fut raconté par MALRAUX qu’un certain LAVEDRINE, homme simple y avait été un héros.

Le maquis du VERCORS, bien sûr, mais détails un peu connus après la guerre ! après aussi avoir lu : « Le silence de la mer ». etc.
CLEMENTINE m’écrit vers septembre 1945. « J’ai dû remplir une feuille qu’on m’a envoyée de CLERMONT certifiant que SIMONE n’est pas « de parents juifs » pour l’établissement de son livret de caisse d’épargne.

La radio :
Radio officielle : Radio-Paris, toujours claire de son, mais on chantait : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ». Ce qui était vrai, la propagande grossière. .Radio-Londres qui était le plus souvent brouillée. J’ai encore dans les oreilles le son de la petite
chanson. Il était interdit de l’écouter, il ne fallait pas mettre le son fort. LONDRES nous en apprenait de belles !

D’abord, l’appel du 18 juin 40, de de GAULLE, que peu de gens ont dû entendre. Ensuite, beaucoup de phrases codées pour la Résistance, qui bien sûr semblaient idiotes, mais signifiaient : parachutages de matériel, lieux etc. La dernière phrase ayant été l’annonce du débarquement allié en Normandie le 6 juin 44 :
« Les sanglots longs des violons » que tout le monde attendait ...


Lire la suite A qui la faute ? par René HUGONNIER

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